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Point de presse de M. Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation

Version finale

Le jeudi 15 avril 2021, 9 h 18

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures dix-neuf minutes)

M. Roberge : Alors, bonjour, tout le monde. Je suis content de vous retrouver ce matin pour faire le point par rapport aux tests de qualité de l'air et à la qualité de l'air, mais je vous dirais, même, à l'entretien qu'on fait de nos bâtiments du parc-école.

Je pense que c'est important de préciser quelque chose. C'est certain, c'est certain qu'au gouvernement du Québec, que dans les centres de services scolaires, dans toutes les écoles, tout le monde veut avoir l'heure juste sur l'entretien des écoles, tout le monde veut avoir l'heure juste sur la qualité de l'air. C'est pour ça qu'on a lancé quelque chose qui n'avait jamais été fait avant, une grande opération d'évaluation de la qualité de l'air des écoles avec des prises et des tests pour le CO2, des tests pour l'humidité, des tests pour la température. C'est pour ça qu'on a bâti un protocole fait par des experts.

C'est important. Quand je dis : On a bâti le protocole des tests de CO2, ce n'est pas moi qui ai bâti le protocole de tests de CO2, j'ai demandé à mon sous-ministre, Alain Sans Cartier, de se revirer vers nos experts en gestion du bâtiment, des ingénieurs, et c'est ingénieurs-là se sont retournés vers les experts de la Santé publique pour s'assurer, en collaboration, d'avoir un protocole qui respecte les meilleurs standards. Sans doute n'est-il pas parfait, mais c'est le meilleur qu'on n'ait jamais eu à date. Jamais on n'avait fait de tests de qualité de l'air.

Je précise quelque chose. Dans nos protocoles, il y avait, bien sûr, des manières de faire pour faire les prises d'air : CO2, température, humidité. Mais il y avait aussi des consignes qui témoignent de notre volonté d'améliorer les choses. Ce qu'on disait, c'est qu'aussitôt qu'une mesure dépasse les standards, dépasse la cible, vous devez agir pour corriger la situation sans délai, vous devez apporter des mesures pour améliorer la qualité de l'air et vous devez refaire des tests ensuite pour vous assurer que les mesures ont été efficaces et donc que, dans les classes où ce n'était pas correct, c'est maintenant correct. Je veux préciser ça en partant.

Je veux parler du respect du protocole de tests de CO2. J'ai vu dans un article ce matin qu'on disait que, parce que des fenêtres étaient ouvertes ou entrouvertes pendant la classe, pendant la journée de classe, bien, ça ne respectait pas le protocole. Je suis obligé de dire que c'est complètement inexact. Je le sais, moi-même, pour avoir enseigné pendant 17 ans comme enseignant dans le réseau public dans une école qui avait sans doute été bâtie avant ma naissance, dont le système de ventilation, bien, c'était l'ouverture des fenêtres, la plupart du temps, même en hiver, même par grand froid, sauf très rares exceptions, il y avait toujours une fenêtre d'ouverte ou d'entrouverte.

Et le protocole le disait très clairement : Pour tester le CO2, on doit prendre des tests qui reflètent la situation normale de la classe. Vous comprenez que ça n'aurait pas été correct, alors que les fenêtres ou une fenêtre restent ouvertes toute l'année, chaque jour, le jour du test, de fermer cette fenêtre-là. Pour refléter la situation normale de la classe, bien, ça aurait été complètement à l'envers. Donc, de penser que le protocole n'a pas été suivi parce qu'une fenêtre est restée ouverte, bien, c'est inexact.

J'ai vu dans un article ce matin qu'on disait aussi qu'il y avait des données qui avaient été inexactes, qu'il y avait des prises d'air qui étaient incorrectes, qui ne respectaient pas le protocole. Ça, ça m'a interpellé. J'ai parlé, j'ai vérifié avec mon sous-ministre, M. Sans Cartier, ça a été vérifié, et c'est prévu, dès le départ, c'était prévu avant que n'arrive cet article-là, que, dans les cas où le protocole n'est pas suivi, où, par exemple, on prend une prise d'air où il n'y a pas d'élève dans la classe, bien, ces données-là ne seront pas considérées dans le portrait national. Quand on va rendre public le tableau de bord de la qualité de l'air, il va y avoir une annexe pour expliquer quelles données n'ont pas été considérées et pourquoi. Donc, je pense, c'est important de faire cette mise au point là.

Donc, je veux être rassurant ce matin pour les parents, je veux être rassurant pour les enseignants, pour tout le monde qui travaille dans le réseau scolaire. On investit comme jamais pour rénover le réseau. On fait des tests comme il n'y en a jamais eu pour s'assurer de la qualité de l'air. Quand les résultats ne nous satisfont pas, on apporte des correctifs et on teste encore.

Et l'an prochain, on va refaire des tests encore et on fera des tests qui seront améliorés parce qu'on va tenir compte des critiques. Je sais que le protocole de tests a fait face à quelques critiques. On va en tenir compte pour l'élaboration des prochains protocoles parce qu'on est toujours en situation d'amélioration.

De penser que des écoles ou des centres de services scolaires n'auraient volontairement pas respecté le protocole, je pense que c'est une erreur, parce qu'il faut nommer les problèmes pour les régler et il faut avoir les vraies lectures pour avoir des fonds pour corriger les problèmes, s'il y en a. Et nous, de toute façon, on a acheté des échangeurs d'air qui sont à la disposition du réseau pour régler les problèmes quand il y en a dans les classes. Merci.

Mme Gamache (Valérie) : M. Roberge, vous ne trouvez pas qu'actuellement vous vous trouvez un peu dans un cafouillage dans cette situation-là? Parce que vous avez beau vous défendre, là, il y a quand même une perception aujourd'hui qu'il y a une opération qui se fait pour faire en sorte de démontrer que la qualité de l'air est meilleure qu'elle ne l'est en réalité dans les écoles du Québec.

M. Roberge : Bien, au-delà de la perception, il y a l'information, il y a la réalité. C'est pour ça que je me présente devant vous ce matin, pour répondre à vos questions. Il peut y avoir une perception que les tests sont mal conduits. Ça m'inquiète qu'il y ait cette perception-là. Je m'assure, en parlant à l'équipe au ministère et en parlant aux gens des centres de services scolaires, que les tests sont bien faits, que les protocoles sont suivis et que des données qui seraient erronées ne soient pas considérées, pour donner l'heure juste aux Québécois. C'est ma priorité.

Mme Gamache (Valérie) : Mais là, aujourd'hui, vous faites quoi? Parce qu'on se rend compte aussi qu'un peu n'importe qui fait ces tests-là. On dirait que ce n'est pas… Je comprends que le protocole est superbon, là, mais il n'est pas appliqué correctement. C'est ce que l'enquête démontre. Il est appliqué un peu à la va comme je te pousse, là.

M. Roberge : Je ne dirais pas que le protocole…

Mme Gamache (Valérie) : ...des comptes à ces… Qu'est-ce que vous allez faire?

M. Roberge : D'abord, je veux préciser, je ne dirais pas que le protocole de tests est parfait. Je pense qu'il a été bâti par des ingénieurs responsables de parcs-écoles qui savent ce qu'ils font. Il a été travaillé en collaboration avec des experts de la Santé publique. Maintenant, moi, je suis tout à fait ouvert à le bonifier pour une année qui vient. Dans le protocole, on précisait que les tests doivent être faits par des gens qui sont habilités à faire ces tests-là avec des appareils qui sont calibrés selon les normes internationales et que, si on faisait appel à du personnel des écoles, bien, on devait les former. Il faut s'entendre, ce n'est pas une grande, grande formation, là, appliquer le protocole, c'est prendre trois lectures, selon des moments précis, avec un test qui est calibré. Donc, je comprends qu'il y a certains centres de services scolaires qui ont fait appel à leurs employés, mais ça ne veut pas dire que les lectures sont incorrectes.

Mme Gamache (Valérie) : Oui, mais ça donne l'impression, quand même, qu'on tente d'embellir la situation. Parce que, vous le dites, si on voit qu'une école ne respecte pas… on exige qu'il y ait des mesures qui soient prises immédiatement. On a l'impression que les gens sont, en quelque sorte, tentés, peut-être, d'embellir la situation. Ce n'est pas rassurant, ça, en pleine pandémie.

M. Roberge : Mais il n'y a aucun incitatif à embellir la situation. Embellir la situation, ça voudrait dire ne pas avoir l'heure juste, ça voudrait dire ne pas avoir les fonds pour corriger les problèmes, ça voudrait dire ne pas améliorer le parc-école. Il n'y a personne qui a un intérêt à faire ça. Il n'y a aucun centre de services scolaire qui va vouloir montrer qu'il n'y a pas de problèmes et donc ne pas les régler, là.

Il faut bien comprendre que les gens qui entretiennent les parcs-écoles, les enseignants et enseignantes qui sont présents dans les classes, les directions d'école, qui sont présents dans les écoles quand les tests se font, tout ce monde-là veut avoir l'heure juste, tout ce monde-là veulent que nos élèves soient dans des cadres qui soient sains et sécuritaires. Puis j'ai des échangeurs d'air disponibles, et il y a des centres de services scolaires qui ont fait appel à nous pour qu'on les distribue. Mais sinon, écoutez, s'ils ne font pas la démonstration qu'ils en ont besoin, ils ne les recevront pas. Il n'y a vraiment aucun incitatif à ne pas donner l'heure juste. Zéro.

M. Lacroix (Louis) : Mais, M. Roberge, vous dites vous-même, là, je vous cite : «Je sais que le protocole a fait l'objet de critiques. On va en tenir compte.» Est-ce que ce n'est pas une admission, dans le fond, que votre protocole, là, il est loin d'être parfait? S'il était adéquat, là, vous diriez : Bien, je balaie les critiques du revers de la main, notre protocole marche, puis je tiens… Là, vous dites : On va en tenir compte puis on va l'améliorer. Ça vient donc confirmer que le protocole n'est pas efficace.

M. Roberge : Non. Le protocole, il est bien fait. Le protocole, il a été fait par des gens qui sont des gestionnaires de parcs immobiliers, des ingénieurs, il a été travaillé en collaboration avec la Santé publique. Mais au gouvernement, sous notre gouvernement, on améliore toujours les choses. On améliore toujours les choses. On n'est pas bornés, on n'est pas dogmatiques et, d'une année à l'autre, on améliore nos politiques, on corrige ce qui peut avoir été critiqué. Je ne suis pas là pour défendre le statu quo. Je pense qu'on l'a bien démontré depuis le début du mandat, on n'est pas là pour défendre le statu quo.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Partagez-vous le constat de Radio-Canada qui est : Dans 61 % des cas étudiés, la façon dont les tests ont été effectués a tiré vers le bas les résultats des mesures de la qualité de l'air?

M. Roberge : Absolument pas. Absolument pas. Je ne partage pas ce constat-là. D'ailleurs, on a répondu, le ministère a répondu aux journalistes en lui offrant la possibilité de parler à un ingénieur responsable du parc immobilier. L'article a été publié avant de parler à l'ingénieur du parc immobilier. Je pense qu'il y aurait eu une meilleure information qui aurait été distribuée si on avait eu la chance d'avoir cette conversation-là avant la publication. Bien, je pense qu'on aurait pu expliquer... puis là j'en profite ce matin pour l'expliquer à tous, expliquer le fait qu'il est normal que, même en hiver, il y ait des fenêtres ouvertes ou entrouvertes tout le long de la journée.

D'ailleurs, un des indicateurs qu'on fait, en plus des CO2, ça a été la température. Et ce qu'on voit, c'est que selon l'échantillon 1, 2 et 3, donc, tout le long de la journée, même avec des fenêtres ouvertes, dans presque toutes les classes, la température ne chute jamais en bas de 20 degrés. Donc, ce n'est pas parce qu'une fenêtre demeure ouverte ou entrouverte que, tout à coup, on gèle dans la classe, là. Je pense, c'est 85 %... c'est une donnée que j'ai extraite ce matin, là, du rapport qui va venir dans les prochains jours, je pense, c'est dans près de 85 % des classes, jamais la température ne baisse en bas de 20 degrés, même en ouvrant les fenêtres pendant 20 minutes. Les écoles n'étaient pas conçues avec un système de ventilation mécanique, mais elles étaient conçues pour qu'on ouvre les fenêtres. Puis le système de chauffage était conçu pour ça.

M. Lacroix (Louis) : Il y a combien d'échangeurs d'air qui ont été installés? Vous dites : On en a, des échangeurs d'air disponibles. Il y en a combien qui ont été installés dans la dernière année, par exemple?

M. Roberge : C'est une excellente question. Je l'ai posée à mon ministère parce que... Je n'ai pas encore cette réponse-là. Je sais qu'on en a distribué autour d'une centaine, en ce moment, de la réserve que nous avions faite, mais les centres de services scolaires peuvent très bien en avoir installé aussi, en avoir acheté d'eux-mêmes, des échangeurs d'air, des extracteurs d'air aussi.

M. Lacroix (Louis) : ...combien de classes au Québec? Une centaine sur combien de classes au Québec? Il y a combien de classes au Québec?

M. Roberge : Non, mais attention, ce que je vous ai dit, ce n'est pas le nombre d'extracteurs qui ont été installés, c'est ceux qui ont été demandés du ministère. Il y a environ un petit peu moins de 50 000 classes au Québec, mais on va avoir un portrait du nombre d'extracteurs qui ont été installés, du nombre d'échangeurs. Mais ça, c'est un moyen pour atteindre l'objectif. Il ne faut pas confondre le moyen et l'objectif. L'objectif, c'est la qualité de l'air dans nos écoles.

M. Lacroix (Louis) : Il y a 100 échangeurs d'air, à votre connaissance, qui ont été demandés. C'est ça?

M. Roberge : J'attends le portrait.

M. Carabin (François) : À quel point est-ce que c'est sécuritaire de renvoyer les élèves à l'école d'ici la fin de l'année, M. Roberge, alors que, vous l'avez dit, le protocole, il peut être bonifié, il n'est pas parfait?

M. Roberge : Le protocole peut être bonifié comme toute politique, toute loi, toute chose peut être bonifiée. D'accord? Le système de santé peut être bonifié, le système routier peut être bonifié, mais on peut quand même prendre son véhicule, circuler sur les routes, dans l'intervalle, puis on peut quand même aller aux urgences dans l'intervalle. Notre réseau scolaire est sécuritaire. J'envoie, moi, ma fille tous les jours dans une école puis je n'ai absolument pas d'inquiétude, là, que les gens qui s'occupent de l'entretien de l'école de ma fille, de ma nièce, de mon neveu ne… font mal les choses. Je suis absolument en confiance d'envoyer mes enfants et les enfants de ma famille.

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce que vous allez mettre la CSDM sous tutelle, M. Roberge?

M. Roberge : Il y a eu des enjeux avec la CSDM, des enjeux importants. En ce moment, il y a eu un rapport, là, de la firme Brio, qui a été fait qui a démontré qu'il y a eu un problème, je vous dirais, de politisation du conseil d'administration, de certains membres qui ont, par ailleurs, démissionné. Je pense qu'on est en ce moment en train d'implanter une nouvelle gouvernance. Ça se passe bien dans l'ensemble du réseau. Le CSDM... il faut faire attention, CSSDM, c'est un centre de service sur 72. On évalue toutes les options à ce moment-ci pour accompagner l'organisation, pour être sûr qu'ils vivent une bonne transition, et on n'écarte aucune avenue à ce moment-ci.

M. Bergeron (Patrice) : Tout est fait dans votre ministère pour prouver qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des purificateurs d'air dans les classes au Québec, c'est bien ça?

M. Roberge : Non, ce n'est pas exactement ça. Les experts de la Santé publique, les 20 experts du comité mandaté par monsieur… Dr Massé ont bien démontré que ce n'était pas recommandé d'avoir des purificateurs d'air. Des experts aussi du réseau COVID Écoles… COVID – Pandémie Québec, donc, ont bien recommandé d'installer plutôt des échangeurs d'air, des extracteurs d'air plutôt que des purificateurs, et j'ai vu hier que Santé Canada aussi. Donc, ce n'est plus juste au Québec, là. Santé Canada, sur son site Internet, le précise clairement, aucune étude, à ce jour, prouve que les purificateurs d'air permettent de lutter efficacement comme la COVID-19. Donc, l'idée ce n'est pas de brasser de l'air, de recycler de l'air, c'est d'aérer nos écoles, de changer l'air de nos écoles. De toute façon, un purificateur d'air n'a absolument aucun impact sur le taux de CO2.

Le Modérateur : Geneviève.

Mme Lajoie (Geneviève) : Si vous avez des échangeurs d'air de disponibles, pourquoi est-ce que vous n'en installez pas dans toutes les classes qui n'ont pas de ventilation mécanique?

M. Roberge : Les classes qui n'ont pas de ventilation mécanique peuvent avoir une ventilation quand même. Ne pas confondre l'objectif et le moyen. L'objectif, là, c'est d'avoir de l'air qui est sain, avec la bonne température, le bon taux d'humidité et un taux de CO2 qui soit assez bas pour répondre aux normes. C'est un objectif à atteindre. Si l'objectif est atteint, on n'a pas à changer le système. Donc, les échangeurs d'air sont des systèmes qu'on peut installer quand on se rend compte qu'en ce moment il y a un problème. Donc, on fait les tests, on vérifie s'il y a un problème. S'il y a un problème, on applique des solutions. Et les échangeurs d'air, les extracteurs d'air sont des solutions validées par les experts, validées par les docteurs.

Mme Lajoie (Geneviève) : Pensez-vous que la mauvaise qualité de l'air dans certaines écoles a pu contribuer à des éclosions dans certaines écoles?

M. Roberge : Je n'ai aucune preuve allant en ce sens-là.

Le Modérateur : Cathy.

Mme Senay (Cathy) : What I'm wondering, Mr. Roberge, is that you were defending the protocol last week. I saw your messages on Twitter. And, now you're saying : No, the protocol to do testing, to test the quality of air in classrooms can be improved. What made you change your mind in a week?

M. Roberge : Everything can be improved, and I think, as a minister, as a member of this Government, I have to stay open-minded to improve every politics we made here in Québec, of course. My duty is to be sure that students, support staff and teachers are fully safe in each classroom all around Québec. And, by putting on this protocol of testing the CO2 in classes, we are doing a first step. Nobody before did that, nobody before did that, never a government decided to run some tests all around the Québec, in each school. Now, can we do even better? Can we improve what we're doing in class? Maybe. And I'm still open-minded. But now I think that we have, first, to consider the results of those tests, to put some action to correct some situations, if we see that we have some classes we need to improve their ventilation, and we will do so because it's our duty.

Mme Senay (Cathy) : The investigation from Radio-Canada said that about 61% of tests, basically, were done in the wrong way «ont été botchés, pas faits de la bonne façon», they didn't follow the protocol.

M. Roberge : This is incorrect, this is incorrect.

Mme Senay (Cathy) : Why don't you make test… like, why are you doing your tests in opening the windows, so it changes directly the quality of air? It's not accurate…

M. Roberge : As a teacher in a public school for 17 years, I know that it's normal to have maybe one, maybe two windows with a small opening, you know, not maybe fully open, but... depend of the wind, depend of the temperature, it's normal to have some windows open all day long. And this is what it is, it's normal. Because teachers, even before the pandemic, know that it is important to change the air in the class. So, they continue to do so this year, and I think they are more aware to the importance to have windows open.

So, respecting the protocol, when they ran those tests, they let those windows open because it says in the protocol : You have to run the tests respecting their normal way to be in class. So, if normally one or two windows are open, it's OK to run the test with those windows open. And it fully respects the protocol. So, I disagree with this article from Radio-Canada saying that school staff didn't respect the protocol. I think, it's incorrect.

Le Modérateur : Last question.

M. Verville (Jean-Vincent) : There have been so many concerns about…

M. Roberge : Could you speak louder? I'm sorry, I don't understand.

M. Verville (Jean-Vincent) : There have been so many reports, conflicting reports and concerns from parents. How can you reassure parents about the level of CO2 and COVID-19 in the classroom? Is it safe to be at school right now?

M. Roberge : Yes, it's safe, it's safe to be in school right now, where the schools are open, of course. Because when we decide to keep our schools open, it's because we are following the recommendation of «la Santé publique», and we will continue to do so, we respect the advice of «la Santé publique du Québec». We are the first Government to run some tests all around Québec, in each school, to be sure that the air is good for the kids, and the teachers, and the support staff. So, we've gone further than any government before us.

M. Verville (Jean-Vincent) : One last question. Students turned to online teaching yesterday during the teachers strike. OK? Teachers are saying that it's normal because for COVID, so... and it was not because of the strike. What do you have to say about that?

M. Roberge : Well, management of the human resources are made by the school boards and school service centers, so I won't comment this.

M. Verville (Jean-Vincent) : You have nothing to say about that? They have the right to do that, even if they should be... the students should be on class?

M. Roberge : Well, school service centers and school boards are the employers of the teachers and support staff, so they are making those decisions.

Mme Gamache (Valérie) : Sur la proposition du règlement... M. Roberge, est-ce que, ça, c'est encourageant pour la signature d'une convention collective avec les enseignants?

M. Roberge : Bien, écoutez, je laisse aller, évidemment, les discussions. On va attendre de voir le règlement final avant de porter un jugement. Merci. Bonne journée.

(Fin à 9 h 40)

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