Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Version finale

Le mercredi 31 mars 2021, 9 h 39

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-neuf minutes)

Le Modérateur : Bon matin. Donc, il n'y a pas de mot d'introduction. Nous allons tout de suite pouvoir prendre vos questions.

M. Fitzgibbon : Bonjour, tout le monde.

M. Laforest (Alain) : M. Fitzgibbon, est-ce que vous considérez actuellement, compte tenu de tout ce qui se passe, que vous devez suivre le conseil des oppositions et vous retirer du Conseil des ministres?

M. Fitzgibbon : Non, pas du tout. En fait, le premier ministre décidera ce qu'il veut, mais, non, je ne pense pas que c'est justifié.

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que vous l'avez rencontré, M. Legault, depuis ce matin? Est-ce qu'il vous a appelé? Avez-vous eu des discussions avec lui?

M. Fitzgibbon : Non.

Mme Lajoie (Geneviève) : Est-ce que vous aviez informé M. Legault de ce que vous déteniez dans l'entreprise en question?

M. Fitzgibbon : Absolument. C'est connu, même du Commissaire à l'éthique. Puis d'ailleurs, tu sais, je peux peut-être profiter de l'occasion pour... Si je prends l'article, ce matin, il était clair... C'est surprenant que Le Journal de Montréal, qui est un journal très sérieux, hein, je pense, ait omis de dire qu'en 2014 Mme Marois avait annoncé qu'Investissement Québec, c'est actionnaire de White Star. Ça a été suivi, en 2015, par M. Daoust et, en 2017, par le chef de l'opposition officielle. Donc, White Star a des relations gouvernementales qui datent du Parti québécois de 2014.

M. Bergeron (Patrice) : Pourquoi l'attaché de presse du premier ministre dit que M. le premier ministre n'était pas au courant, que vous ne l'aviez pas informé des liens avec White Star?

M. Fitzgibbon : C'est divulgué dans le rapport du Commissaire à l'éthique, là. White Star a une relation avec le gouvernement qui date depuis Pauline Marois.

M. Laforest (Alain) : ...la question, M. le ministre. Lorsque vous êtes allé à Paris, est-ce que le premier ministre était au courant de vos liens avec cette entreprise-là?

M. Fitzgibbon : Je ne me rappelle pas. Mais, à Paris, il faut comprendre que... La photo, qui est une très belle photo, d'ailleurs, montrait Mme Patricia Barbizet, vous vous rappelez? Patricia Barbizet est une femme d'affaires française très connue, et la rencontre était pour que je rencontre Mme Barbizet. C'était mon premier voyage à l'Élysée, à Davos, relation que j'ai encore aujourd'hui avec ces collaborateurs. Donc, tout l'événement qui est cité par la photo était une rencontre que j'ai eue avec Mme Barbizet puis...

M. Laforest (Alain) : ...ma question est : Est-ce que vous ou l'entourage du premier ministre était au courant que vous étiez coactionnaire de White Star lorsque vous avez eu cette rencontre-là?

M. Fitzgibbon : Oui, parce que, depuis que je suis en poste, mes investissements ont été connus. D'ailleurs, depuis le début, les rapports qui sont déposés à la commissaire sont publics, et le gouvernement était au courant.

Mme Lajoie (Geneviève) : ...approché par M. Legault pour entrer en politique, là — M. Barrette nous a dit tout à l'heure, lui aussi, qu'il avait été approché par la CAQ — à ce moment-là, l'entourage de M. Legault vous spécifie qu'il y a un code d'éthique qu'il faut respecter. Vous, est-ce qu'on vous a dit ça quand vous avez été recruté...

M. Fitzgibbon : Oui, bien, il faut... On va revenir au point, si vous me permettez. Qu'est-ce que White Star? BDC, Caisse de dépôt, tout le monde est investisseur dans White Star. J'ai investi en 2014. C'est un fonds mutuel, là, qui a des investissements, dans lequel je n'ai aucun droit de regard. Ce fonds-là est maintenant en liquidation.

Alors, quand j'ai joint le gouvernement, c'est un fonds qui était expiré. Il y a eu trois fonds depuis, et moi, je suis dans le premier fonds, puis ce fonds-là est en train de se liquider. L'argent qui a été mis là-dedans, c'est de l'argent que j'ai gagné au Québec, payé mes impôts, et, l'argent que je reçois du fonds qui est en liquidation, je paie mes impôts au Québec. Alors, pour moi, il n'y a aucun enjeu de code d'éthique dans ce cas-là.

Mme Gamache (Valérie) : ...vous aviez dit : Si jamais je deviens... pas une distraction mais un caillou dans le soulier du gouvernement, bon, je vais considérer peut-être quitter. Est-ce que, là, vous considérez qu'il y a des accumulations quand même, là, et que vous nuisez peut-être à la CAQ actuellement?

M. Fitzgibbon : Je pense l'inverse de vous, malheureusement, là. Je pense que j'aide la CAQ. Mais savez-vous quoi? Ça, ce n'est pas à moi ni à vous à décider. Si le gouvernement pense que je nuis, je vais quitter.

Mme Lajoie (Geneviève) : Qui est-ce qui a invité M. Martineau-Fortin à rencontrer M. Legault dans le cadre de sa visite à Paris? Est-ce que c'est vous?

M. Fitzgibbon : Non. Bien, comme j'ai dit tantôt, c'est moi qui... rencontrer Mme Patricia Barbizet, qui est une personne très influente de l'écosystème français. Et, cette soirée-là, je m'en allais souper avec Mme Barbizet, plusieurs de ses collaborateurs, et, par hasard, M. Legault était là. Il s'en allait souper avec son épouse. On a pris une photo. M. Legault n'avait rien à faire dans cette rencontre-là.

M. Robitaille (Antoine) : Donc, vous n'êtes pas un boulet pour le gouvernement.

M. Fitzgibbon : Bien, ni vous ni moi ne pouvons juger de ça, là. Moi, je pense que non, au contraire.

Mme Lajoie (Geneviève) : Allez-vous vous représenter aux prochaines élections?

M. Fitzgibbon : On va y aller étape par étape. J'ai un travail énorme à faire. Tu sais, vous avez vu les annonces que nous faisons présentement, c'est en rafale, il va y en avoir plusieurs autres. Moi, je focalise pour... La mission sur laquelle je suis venu travailler ici, au gouvernement, c'est pour aider le Québec à se développer, et j'ai beaucoup de projets pour l'instant pour lesquels je travaille. Alors, je vais livrer ces projets-là.

M. Laforest (Alain) : Est-ce que, ça, ça nuit à votre mission?

M. Fitzgibbon : Au contraire.

M. Laforest (Alain) : Non, mais ça ne devient pas du bruit...

M. Lacroix (Louis) : Comment ça, au contraire, là?

M. Fitzgibbon : Moi, je focalise sur ce que je fais, là, puis je pense que ça va bien, là. Alors, moi, je suis...

M. Lacroix (Louis) : Bien, donc, si vous dites : Au contraire, ça veut dire que ça vous aide dans votre mission.

M. Fitzgibbon : Non, non, ce n'est pas ça que je dis mais... Mais, au contraire... Tu sais, vous avez raison, tu sais, j'ai dit... Pour moi, c'est du bruit sur la ligne, là. Moi, je focalise sur ce que j'ai à faire, et je peux vous confirmer que je pense que le Québec... extraordinaire en termes de ce qu'on va avoir comme investissements, et je pense que je continue à faire ce travail-là puis...

M. Bergeron (Patrice) : ...la nature des échanges entre le premier ministre et M. Martineau, donc, ce soir-là?

M. Fitzgibbon : Ça a duré quatre minutes : Bonjour, M. Martineau-Fortin, heureux de vous rencontrer et heureux que Mme Barbizet soit là. En fait, la rencontre préliminaire, dans la photo, était pour que Mme Barbizet... Moi, je voulais que Mme Barbizet rencontre M. Legault. On se rappelle, on sort de l'Élysée avec M. Macron, M. Bruno Le Maire. Je m'en vais à mon premier Davos. Alors, Mme Barbizet, qui est une personne très influente de cet écosystème-là, moi, je trouvais intéressant que M. Legault la rencontre. Puis ça a duré trois minutes.

Mme Lajoie (Geneviève) : ...White Star a dit que M. Martineau-Fortin a facilité... qu'à la demande de M. Fitzgibbon M. Martineau-Fortin a facilité la tenue de quelques rencontres entre le premier ministre Legault et certaines personnalités du monde des affaires de France à Paris en 2019.

M. Fitzgibbon : Non. En fait, ce qui s'est passé, c'est ça que je viens de dire, c'est moi qui voulais rencontrer Mme Barbizet. M. Fortin l'a rencontrée. M. Fortin vit à Guernesey depuis 10, 15 ans, je pense. Il connaissait cet écosystème-là. Alors, on a profité du fait que je sois là pour rencontrer Mme Barbizet. Et M. Legault a rencontré pendant trois, quatre minutes... Il ne l'a pas revue depuis. Alors, la rencontre était finalement pour moi, pour que je puisse élargir mon réseau de contacts dans ce milieu-là que je ne connaissais pas.

M. Lacroix (Louis) : ...au moment de cette rencontre-là, est-ce que vous avez dit à M. Legault que vous aviez des investissements dans White Star?

M. Fitzgibbon : Je ne me rappelle pas, mais il le savait, dans le sens... Je ne me rappelle pas de l'événement. On parle de 2019, là. Puis, pour moi, ce n'était pas pertinent, parce que la rencontre était pour Mme Barbizet. Je suis investisseur dans White Star depuis 2014. C'est en liquidation. On... l'investissement. Je lui ai dit le soir même... Je ne m'en rappelle pas. Mais le bureau du premier ministre est au courant de mes investissements, là.

M. Bergeron (Patrice) : ...vous dites que ce n'est pas pertinent, donc, il n'y a pas apparence de conflit d'intérêts puis il n'y a pas de conflit d'intérêts là-dedans?

M. Fitzgibbon : Il y a zéro conflit d'intérêts. Il n'y a personne ici qui va pouvoir... Quand je quitterai la politique et je serai à ma retraite, il n'y a personne qui ne va jamais dire qu'il y a eu des conflits d'intérêts.

Mme Lajoie (Geneviève) : Mais pourquoi vous ne vous êtes pas départi de ces actions-là?

M. Fitzgibbon : Parce que... Je viens de l'expliquer, madame. Le fonds d'investissement White Star est en liquidation. Quand on dit «liquidation», ça veut dire quoi? Dans un fonds, on... C'est un fonds mutuel. On a un fonds mutuel. Ils ont investi de 2014 à 2017 probablement. Et, quand on a fini d'investir dans un fonds, on les liquide puis on crée des nouveaux fonds.

Alors, il y a un fonds, en 2014, qui a été fait, supporté par Mme Marois, par le Parti québécois, parce qu'il a un bureau à Montréal. Alors, j'ai investi dans ce fonds-là et aujourd'hui je pense qu'il reste 25 %, 30 % du fonds. Alors, ça va être liquidé dans les prochains temps. Alors, pour moi, c'est une liquidation ordonnée. Un fonds d'investissement, on ne vend pas ça comme on vend des actions à la bourse, là.

M. Bossé (Olivier) : Vous dites que ça ne nuit pas à votre travail. Est-ce que quand même vous trouvez ça achalant, ces histoires-là qui arrivent?

M. Fitzgibbon : Excusez?

M. Bossé (Olivier) : Est-ce que vous trouvez ça achalant...

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez...

M. Bossé (Olivier) : ...

M. Fitzgibbon : Oui, bien, tu sais, ça, c'est de l'acharnement, pour moi, là, Le Journal de Montréal, là, ce qu'il a fait à matin, mais ça ne me dérange pas.

M. Bossé (Olivier) : De la part du média, de Québecor?

M. Fitzgibbon : Bien, l'article de ce matin, là. Moi, je pense, c'est de l'acharnement complet, là. Mais ce n'est pas grave, là. Mon travail... En fait, c'est important, c'est que... Où je me valorise... où je prends mon stimulus, mon énergie, c'est ce qui se passe pour le Québec présentement. Pour moi, ça me motive...

M. Lacroix (Louis) : ...de combien d'argent on parle, là, quand on dit que...

M. Fitzgibbon : Ce n'est pas beaucoup.

M. Lacroix (Louis) : Je comprends que vous ne voulez pas dire... que c'est personnel, puis tout ça, mais est-ce qu'on parle de dizaines de milliers de dollars, de centaines de milliers, de millions de dollars, dans White Star, que vous avez? C'est quoi, l'ordre de grandeur?

M. Fitzgibbon : C'est petit. Bien, je ne suis pas à l'aise de parler de mon bilan personnel, mais c'est petit.

M. Lacroix (Louis) : ...plus de l'ordre de dizaines de milliers?

M. Fitzgibbon : Un peu plus que 10 000 $. Mais je n'irai pas là, ça ne vous regarde pas. Je m'excuse, là. Mais ce n'est pas matériel.

M. Lacroix (Louis) : Non, je comprends, mais c'est parce que je veux essayer de me faire une tête. Parce que ce n'est pas la même affaire si vous avez 3 millions dans White Star, si vous avez 10 000 $, on s'entend.

M. Fitzgibbon : Ce n'est ni un ni l'autre, là. C'est entre les deux, disons. Mais pour moi...

M. Laforest (Alain) : ...une maison, une voiture?

M. Fitzgibbon : ...voiture électrique. Bon, le point, M. Lacroix, c'est le suivant : il n'y a aucun enjeu de conflit d'intérêts. Puis ça, tout le monde a sa vue. Le Journal de Montréal a des vues différentes des miennes, là, puis je les respecte, là, ils ont le droit d'écrire ce qu'ils veulent, mais, moi, il n'y en a pas, de conflit d'intérêts. Alors, la question fondamentale, c'est : Est-ce que ça dérange mon travail? La réponse, c'est non.

Mme Lévesque (Fanny) : ...est-ce qu'il y a apparence de conflit d'intérêts?

M. Fitzgibbon : Apparence? Peut-être, oui. Bien, c'est ça, l'apparence, on a joué dans ce film-là, effectivement, puis il faut justifier. Alors, je l'ai dit à maintes reprises. Je ne sais pas combien de fois je peux le dire. White Star est un fonds mutuel, j'ai investi en 2014, ont des investissements partout dans le monde. Et là j'arrive en politique, le fonds est en liquidation. Bien, je pense, je peux arrêter là. Il n'y a eu aucun conflit d'intérêts, mais aucun doute.

Mme Lajoie (Geneviève) : Si vous parlez d'acharnement, est-ce que vous trouvez que la Commissaire à l'éthique aussi s'acharne?

M. Fitzgibbon : La Commissaire à l'éthique, ça, c'est un autre dossier. Mais, bon, elle a fait sa cinquième enquête, là, mais, écoutez, c'est les mêmes choses qui reviennent, là, c'est White Star, c'est... Tu sais, White Star, il y a quelques années, elle comprenait puis elle avait accepté que White Star... Je n'ai pas d'influence sur White Star. Il y a plusieurs investissements. Alors, aujourd'hui, c'est parce que c'est une compagnie qui est privée, qui n'est pas publique. Mais, bon, elle essaie de jauger avec ça. Elle va parler aux gens de White Star puis elle va conclure qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts.

M. Bergeron (Patrice) : Quand vous parlez d'acharnement chez Québecor, qui vous en veut? Je ne suis pas sûr de...

M. Fitzgibbon : Vous répondrez à la question vous-même. Je ne sais pas. Je réfère à l'article de ce matin, je ne réfère pas à...

M. Lacroix (Louis) : ...qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, puis tout ça, là, le fait que White Star ait délégué un lobbyiste pour faire des approches auprès d'Investissement Québec, dont vous êtes le patron, est-ce qu'il n'y a pas là quelque chose qui devrait allumer une lumière, à un moment donné, puis dire : Bien là, ça ne marche pas, là?

M. Fitzgibbon : Bien, premièrement, comme j'ai toujours dit, je n'ai jamais eu de discussion avec White Star depuis que je suis en poste de ministre. Première chose.

Deuxièmement, qui sont les institutions financières qui supportent White Star? ...elles sont toutes là : BDC, Caisse de dépôt, Investissement Québec... en fait, donc, le...

M. Lacroix (Louis) : ...M. Fitzgibbon, mais vous avez quand même des intérêts de plusieurs dizaines de milliers de dollars, de ce qu'on comprend, dans un fonds qui délègue, qui embauche un lobbyiste pour venir faire des approches auprès d'Investissement Québec pour qu'Investissement Québec investisse dans White Star, alors que vous être le patron d'Investissement Québec, ultimement, le ministre responsable. Vous ne voyez pas, là, la quadrature du cercle, là?

M. Fitzgibbon : Bien, premièrement... Bien, la réponse, c'est non, parce que le fonds dans lequel j'ai investi, c'est un fonds de 2014 qui est fermé depuis que je suis arrivé en politique. Ça, c'est important, là. Depuis que je suis arrivé en politique, ce fonds-là est fermé, là.

Alors, les autres fonds dans lesquels White Star veut solliciter l'appui des institutions financières, dont Investissement Québec, dont BDC, et tout ça, ça n'a pas rapport à moi, là. Je ne suis pas dans ce fonds-là, moi, j'ai un premier fonds qui est fermé. Alors, il n'y en a pas, d'enjeu.

Mme Lajoie (Geneviève) : Et le fait que White Star est dans les paradis fiscaux aussi, ça, ça ne vous pose pas problème?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, on est en 2014. Mme Marois, tu sais, était excitée de voir que ce fonds-là venait à Montréal. Mon argent qui a été investi dans White Star, c'est de l'argent qui a été gagné au Québec, de l'impôt payé au Québec. J'ai investi dans White Star. Les retours que je vais avoir de White Star vont être payés au Québec. Alors, moi, je ne suis pas dans un paradis fiscal.

M. Laforest (Alain) : ...vous êtes ministre de l'Économie. White Star est dans les paradis fiscaux en 2021. Vous n'êtes pas dans le fonds. Ça, ça vous dérange?

M. Fitzgibbon : Comme ministre de l'Économie ou comme investisseur?

M. Laforest (Alain) : Comme ministre de l'Économie.

M. Fitzgibbon : Bien, c'est sûr qu'aujourd'hui le débat a pris une autre envergure. Tous les fonds... «By the way», la plupart des fonds étaient dans ces... Luxembourg, ces paradis fiscaux là. On retourne à 2014, là. Aujourd'hui, il y a une tendance, clairement, vers une équité fiscale mondiale. L'OCDE est là-dedans. C'est sûr que le discours a changé, mais, tu sais, il faut se remettre en 2014, là.

M. Laforest (Alain) : ...avez-vous un problème avec le fait que White Star aujourd'hui soit dans les paradis fiscaux?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, c'est un peu historique, hein? Ce n'est pas les seuls, là. Est-ce que ça se justifie parce que tout le monde le fait? Là, probablement que la réponse, c'est non. Aujourd'hui, on est ailleurs. Ça fait que les débats de l'OCDE... Tout le monde requestionne, à juste titre, comment les fonds ont été investis. Mais remettons-nous à l'époque, en 2014, je pense que la majorité des fonds étaient dans ces paradis-là. Mais l'important, c'est que les investisseurs québécois, dont la Caisse de dépôt, dont la BDC, payaient leurs... bien, ils ne paient pas d'impôt, là, mais c'était québécois, de l'argent québécois, là. Il faut faire attention. En anglais, oui.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning. The Liberal Party… Mr. Gaétan Barrette says that you should step down from your cabinet position. What's your reaction to that?

M. Fitzgibbon : Well, I will not step down on my own. If the Premier thinks I'm a nuisance for the Government, I should, but at this point in time that's not the case.

Mme Fletcher (Raquel) : You say that there's no conflict of interest. Can you explain for English viewers why there's no conflict of interest…

M. Fitzgibbon : The investment I made in the White Star fund, in 2014, was… Well, I was obviously not in politics. That fund got to maturity point… that now it's been liquidated, as all funds are. I think there's a…

Mme Fletcher (Raquel) : What does that mean, to be liquidated?

M. Fitzgibbon : Well, the way these funds work is that they assemble a capital from institutions, they build a capital and they invest in companies. When they finish to invest, then they liquidate to return the capital to the investees. This fund is now…

Mme Fletcher (Raquel) : …what you're saying.

M. Fitzgibbon : Hein?

Mme Fletcher (Raquel) : You got your investment back. You're no longer...

M. Fitzgibbon : Well, not totally, but almost all of it. So, that fund is under liquidation. So, within a year probably, I'll have nothing left in that fund, while… Other funds have been created, in which I am not a participant.

Mme Fletcher (Raquel) : So, your decision is that you may, as a minister… That first fund, could you…

M. Fitzgibbon : Well, that's the point, the…

Mme Fletcher (Raquel) : …a return of investment or is it… you're saying it's already too late to have…

M. Fitzgibbon : When I joined my Office, that fund was invested. That fund never… is not in contact with me. I have not had any contact with «monsieur» Martineau-Fortin as a relate to the lobbyist with the Government. So, I have not been involved with White Star since I joined Office. And that fund that I invested in is now being liquidated, so therefore there's no conflict…

Mme Fletcher (Raquel) : …have any benefit.

M. Fitzgibbon : No. Zero conflict. That's what I am saying. Could it be appearances… Perhaps, but there's no conflict. As for the other companies… two companies that are being reviewed,  Immervisionand White Star. In both cases, zero conflict.

Le Modérateur : …take the last question.

Mme Fletcher (Raquel) : So, what do you think of the article that was published this morning?

M. Fitzgibbon : I'll let the Journal de Montréal cover what they want. I mean, obviously, media should be allowed to say what they… I think it's exaggerated, I think it's irrelevant.

Actually, the picture is a good picture. And I'm happy about that event, because that event was about «madame» Patricia Barbizet, who… She's a very influent businesswoman in the French community. That was my first trip to Davos. Prior to Davos, we went to the  Élysée with the Premier. So, I was very happy to be able to contact «madame» Barbizet, for which I've got a larger network which allows me to do my job. So, I think… Actually, it's a very nice picture. It was a nice event, that evening.

Le Modérateur : Ça va? Thank you.

M. Fitzgibbon :Thank you.

(Fin à 9 h 56)

Participants


Document(s) associé(s)