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Point de presse de M. Marc Tanguay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille

Version finale

Le jeudi 25 mars 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures une minute)

M. Tanguay : Merci beaucoup. Alors, merci d'être présentes et présents ce matin. Aujourd'hui, au Québec, jour de budget. Lorsqu'on parle de budget, on parle de l'impact que le gouvernement prétendra vouloir avoir dans la vie des gens. Ce matin, nous désirons vous parler de la vie de plus de 51 000 familles au Québec, des parents qui vivent un stress financier, stress psychologique également, souvent, et des enfants qui ne sont pas en services de garde qui participeraient notamment à leur épanouissement.

Ce que je viens de vous décrire, c'est l'actuelle crise au Québec des services de garde. Jamais on n'avait vu, avant le gouvernement de la CAQ, avoir autant de milliers de familles, partout au Québec, désespérées, n'ayant pas de lumière au bout du tunnel, au désespoir, sans place en garderie. Ça, ce sera un test de vision, mais ce sera un test tangible également dans le budget. Les attentes sont clairement identifiées par les associations qui représentent les éducatrices, par les parents, par les intervenants. Le gouvernement doit réinvestir massivement sous plusieurs chapitres afin d'endiguer cette crise des services de garde.

Alors, il doit notamment faire en sorte d'améliorer de façon rapide et substantielle les conditions de travail des éducatrices, faire en sorte de développer des places. Dans nos régions, on le sait que le modèle est pour beaucoup le modèle des garderies en milieu familial, les services de garde en milieu familial, faire en sort que des responsables de services de garde en milieu familial dans nos régions puissent être recrutés, puissent dire : Bien, moi, je désire, oui, ouvrir un tel milieu. Et aussi on parle, entre autres, au niveau de la formation des éducatrices, des bourses. Donc, plusieurs éléments et le fameux développement des places en garderies subventionnées, les CPE.

Les budgets doivent être au rendez-vous. Si vous n'avez pas les budgets, vous n'aurez pas de plan de match pour endiguer, pour régler cette crise des places en service de garde. Et ça, encore une fois, depuis le début du mandat de la CAQ, depuis deux ans et demi maintenant, les solutions sont clairement identifiées. Maintenant, ça prend des gestes concrets et ça participe au test de vision que devra passer François Legault et son gouvernement à 16 heures cet après-midi. Voilà.

Mme Gamache (Valérie) : M. Tanguay, outre vos attentes par rapport aux services de garde, qu'est-ce que vous vous attendez à voir dans ce budget-là? Est-ce que ce doit être un budget prudent, selon vous, ou est-ce qu'on doit y aller «all-in» pour relancer l'économie?

M. Tanguay : Bien, je pense que le budget, il a plusieurs, plusieurs défis. Et moi, comme porte-parole en matière de famille, évidemment, vous m'avez entendu, ce matin, souligner les besoins pour nos familles, 51 000 familles qui n'ont pas de place en service de garde.

Alors, les autres collègues, on en a parlé en éducation, on en a parlé dans nos régions, développement économique, comment faire en sorte également, dans le système de santé... comment soutenir. Je vais vous donner un exemple. Pour ce qui est des éducatrices, elles n'ont jamais eu… en service de garde, elles n'ont jamais eu de prime COVID, alors que ça a été donné pour certaines autres.

Alors, honnêtement, je pense que ça prend une vision. Le gouvernement doit être là pour soutenir. On n'est pas encore sortis de cette pandémie, de cette crise, mais le gouvernement doit soutenir chacun et chacune et ne doit abandonner personne. Puis ce matin, ce qu'on souligne, c'est l'abandon de 51 000 familles.

Mme Gamache (Valérie) : ...puis là je vous amène aussi ailleurs… en fait, plus loin que votre préoccupation des familles québécoises. Mais on parle souvent du retour à l'équilibre budgétaire, M. Girard a toujours dit : Bien oui, on va l'atteindre coûte que coûte. Là, hier, il ne l'a pas dit, en tout cas, il ne l'a pas verbalisé. Est-ce que vous croyez qu'on doit maintenir…

M. Tanguay : Nous croyons qu'il faut mettre en place une approche équilibrée. Donc, c'est important, évidemment, les saines finances publiques, mais il ne faut pas abandonner notre monde. Il faut être là pour les citoyens, les citoyennes, celles et ceux qui sont dans le besoin, celles et ceux qui font encore les contrecoups de cette crise. Mais évidemment, il faut penser à une vision de relance et de soutien à court terme.

Alors, pour ce qui est de l'approche budgétaire, je pense que ça prend une approche équilibrée, et mes collègues André Fortin et Carlos Leitão auront l'occasion… ils seront au huis clos, ils auront l'occasion de vous revenir quant à la vision du gouvernement. Mais je pense qu'il ne faut pas être dogmatique, il faut être équilibré, puis il faut soutenir notre monde partout au Québec.

La Modératrice : Merci beaucoup.

M. Tanguay : Merci à vous.

(Fin à 8 h 6)

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