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Point de presse de Mme Manon Massé, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances

Version finale

Le mardi 16 mars 2021, 11 h 15

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures dix-sept minutes)

La Modératrice : Bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendra la parole tout d'abord Vincent Marissal, député de Rosemont, suivi de Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire. Vous pourrez poser vos questions par la suite. Merci.

M. Marissal : Alors, bonjour. Merci d'être là. Je vais essayer d'être bref parce qu'il y a beaucoup de choses aujourd'hui. D'abord, vous savez comme moi que le gouvernement, finalement, semble avoir entendu la détresse des restaurateurs et a déposé la semaine dernière un projet de loi, le projet de loi n° 87, pour limiter la gourmandise, hein, on est dans la restauration, la gourmandise, pour ne pas dire la goinfrerie d'Uber et des autres livreurs, services de livraison.

Je vous annonce que nous avons donné notre accord pour adopter ce projet de loi rapidement, là, selon la fameuse formule 1, 2, 3. Ne comprenez surtout pas, cela dit, que nous sommes satisfaits de ce projet de loi là. Le gouvernement, depuis des mois, entend les cris de détresse des restaurateurs, et depuis des mois je me fais le relais de ces gens qui disent : Donnez-nous un peu d'air, on est en train de se faire étrangler par Uber et les autres. Et le gouvernement, finalement, veut jouer les héros. C'est le fameux pompier pyromane qui a contribué à la gourmandise et à la goinfrerie d'Uber qui, tout d'un coup, veut nous dire : On va sauver les restaurants.

Or, il arrive avec une mesure parfaitement incomplète et même indécente en ce sens qu'elle est temporaire. Alors, on dit essentiellement à Uber et aux autres livreurs : Vous ne pouvez pas abuser en zone rouge et orange durant le temps de pandémie et d'alerte maximale. Par contre, vous avez parfaitement le droit de continuer d'abuser ailleurs au Québec et vous aurez le droit de reprendre l'abus une fois que nous serons sortis de l'alerte maximale. Quant à moi, un abus, c'est un abus. 30 % sur les frais de livraison imposés aux restaurateurs, c'est de l'abus, c'est presque usuraire. Uber et compagnie se comportent comme des caïds de la livraison. Ils ont des méthodes de shylock. J'ai parlé encore hier soir très tard avec des restaurateurs qui veulent qu'on adopte ce projet de loi rapidement parce qu'ils sont en train de se faire étouffer.

Cela dit, le projet de loi, il est temporaire, il est limité dans les régions. Autrement dit, ces gens-là sont en train de se noyer, et le gouvernement envoie une bouée percée. Donc, ça ne réglera pas le problème. Nous allons déposer des amendements aujourd'hui pour essayer de convaincre le gouvernement, ramener les yeux en face des trous du ministre Lamontagne qui porte ce projet de loi, pour que nous ayons des mesures permanentes pour justement scier un peu les dents d'Uber et compagnie, qui se goinfrent dans les profits des restaurateurs. Parce qu'après cette pandémie il y aura une relance, et je ne pense pas que c'est une bonne pratique économique de la part du gouvernement de dire à des prédateurs comme Uber : Vous pourrez recommencer vos méthodes, une fois que les entreprises auront justement besoin de se relancer. C'est parfaitement contre-productif.

Et encore une fois je pose la question : Quelle est cette accointance entre ce gouvernement et les grandes entreprises et les multinationales? Pourquoi le gouvernement a-t-il si peur d'Uber qui fait du mal à notre économie, qui fait du mal à nos petits entrepreneurs? On l'a vu dans la saga du taxi. Je pensais qu'ils auraient peut-être compris. On remet ça, rebelote, avec, maintenant, la livraison des repas. Alors, moi, je demande au ministre Lamontagne, là... Ça peut se faire rapidement. Nous, on a décidé, puis on a accepté de faire rapidement. Il peut faire aussi, lui, ce qu'il doit faire, c'est-à-dire biffer le mot «temporaire» puis donner une réelle protection à nos restaurateurs. Merci.

Mme Massé : Merci, Vincent. Bonjour, tout le monde. En fin de semaine, des équipes de militants et militantes solidaires ont déroulé des bannières dans 14 villes et municipalités du Québec, à Chicoutimi, Sainte-Rose-du-Nord, L'Anse Saint-Jean, Alma, plusieurs villes de l'Abitibi-Témiscamingue, plusieurs autres villes sur le territoire québécois. Et sur ces bannières, le message était clair : Il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour GNL Québec.

Partout où le pipeline est supposé passer, la population est plus mobilisée que jamais. Cette mobilisation est menée par des jeunes qui ont l'avenir de leur région à coeur. Sans mauvais jeux de mots, sur le terrain, on sent la même énergie qu'on sentait à l'époque avec le défunt projet d'Énergie Est. Les gens n'en peuvent plus de voir le territoire québécois servir de voie de passage pour le pétrole sale de l'Alberta, le gaz sale de l'Alberta. Des projets de multinationales, on n'en veut plus sur le territoire du Québec. Ils veulent qu'on passe à un autre appel.

Et aujourd'hui je veux tendre la main au ministre Charette. Le rapport du BAPE, lui, il l'a dans les mains depuis la semaine dernière, mais je suis certaine qu'il y lit ce qu'on a entendu durant les audiences, et les jours qu'il aura pris pour l'étudier lui permettra certainement d'arriver à la même conclusion que nous, que la majorité des Québécois et Québécoises : GNL Québec, ça ne tient pas la route ni écologiquement ni économiquement.

Tu ne peux pas d'un bord investir dans des autobus électriques de chez nous en exprimant ta fierté de prendre soin de la planète puis, de l'autre, installer une usine à gaz en plein milieu du fjord du Saguenay. Tu ne peux pas d'un bord vanter les vertus de l'hydroélectricité québécoise puis, de l'autre, augmenter les factures d'Hydro que tout le monde va avoir à payer parce que l'usine à gaz de GNL bouffe trop de notre énergie propre.

Alors, M. Charette a un choix, il peut léguer au Québec le projet le plus polluant de notre histoire, un cadeau empoisonné pour les générations futures et pour l'économie du Saguenay—Lac-Saint-Jean, ou il peut rejoindre le consensus grandissant pour dire non à l'usine de gaz GNL, non à cette compagnie américaine, et dire oui à des projets de relance qui luttent contre les changements climatiques. Alors, j'invite vraiment M. Charette à faire le bon choix.

M. Bergeron (Patrice) : Allez-vous accepter le rapport du BAPE même s'il dit qu'on peut autoriser le projet?

Mme Massé : Le rapport du BAPE, s'il a écouté les mêmes audiences que moi, va inévitablement comporter beaucoup de doutes sur la protection des ressources... pas des ressources, pardon, par exemple, des bélugas, donc ce qui se passe dans le fjord, sur la question du fait que le BAPE ne considère que l'entreprise, il ne considère pas l'extraction et il ne considère par la production de GES à l'autre bout de la chaîne. Alors, on ne peut pas juste prendre... et ça, on le dit depuis le début, on ne peut pas juste prendre le BAPE sur GNL Québec, c'est-à-dire sur Énergie Saguenay, il faut considérer l'ensemble du projet. Et c'est ça qui n'est pas acceptable en 2021, alors que la planète entière est en train de rétropédaler concernant les énergies fossiles. Alors, ce serait fou qu'on appuie le développement d'une région au complet sur un projet économique qui est voué à disparaître.

M. Bergeron (Patrice) : Donc, vous allez accepter la conclusion seulement si elle va dans le sens que vous préconisez.

Mme Massé : Ce que je vous dis, c'est que le BAPE qui est là, là, c'est le BAPE sur une petite portion du projet. Et nous, comme le mandat qu'a donné le gouvernement du Québec à ce BAPE là, on ne ferme pas les yeux sur l'ensemble du projet, qui inclut l'extraction d'énergie fossile par fracturation, extrêmement polluant, jusqu'à l'autre bout, au fait de brûler du gaz naturel, qui est aussi extrêmement polluant. C'est comme ça qu'il faut le regarder. Et c'est pour ça que dès maintenant on peut dire qu'en 2021, un projet comme ça, c'est totalement inacceptable.

M. Larin (Vincent) : ...les assouplissements qui vont être annoncés ce soir par le gouvernement, comment vous recevez ça? Est-ce que vous trouvez que ça devient compliqué? Parce que là, il y a certaines mesures qui s'appliqueraient en zone rouge, notamment les salles de spectacle ouvertes, là, qui seraient... Bref, on modifie, on «twiste» un peu le code de couleurs, là, de ce que je comprends.

Mme Massé : Je vous dirais que, pour moi, ce qui commence à être compliqué, c'est qu'on annonce des annonces avant que les annonces arrivent. Ces ballons d'essai là, là, qui arrivent généralement le mardi, je commence à trouver ça compliqué.

Ceci étant dit, si la Santé publique considère qu'on est rendu à une étape où il y a des allègements qui sont nécessaires, bien sûr qu'on va être heureux. Je pense que tout le Québec a besoin de pouvoir prendre l'air, etc., mais on va attendre d'avoir l'annonce. On la commentera après.

Mme Gamache (Valérie) : Concernant le rapport des ordres professionnels sur la situation au CHSLD Herron, on parle d'établir de meilleures règles, là, pour contrôler ce qui se passe à l'intérieur de ces établissements-là. Est-ce qu'on devrait nationaliser ces établissements-là privés conventionnés? Qu'est-ce qu'on doit faire, là, pour vraiment prendre le contrôle, pour assurer qu'il y ait des soins de qualité donnés dans ces établissements-là?

Mme Massé : Bien, écoutez, nous, on pense, à Québec solidaire, qu'il y a une nécessaire révolution sur toute la question des services aux aînés, puis ça commence, pas par la nationalisation des institutions privées comme les CHSLD privés à l'Herron, ça commence par un meilleur service à domicile, un meilleur... assurer des soins à domicile pour nos aînés. Alors, ça, pour nous, c'est la chose fondamentale.

Mais bien sûr qu'après ça, lorsque nos aînés, parce qu'ils ont besoin plus de soins, ont besoin de se retrouver dans une institution, bien, on pense que l'État doit avoir la pleine responsabilité pour les CHSLD. Mais nous, on ne les appellerait pas comme ça, là. L'objectif, c'est d'avoir quelque chose de beaucoup plus humain, beaucoup plus local, dans des centres locaux de services, et ces centres-là seraient gérés par la communauté. Pourquoi? Bien, parce que, quand la communauté est impliquée dans des projets comme celui-là, bien, ça assure une protection, ça assure un meilleur service à nos aînés.

Alors donc, oui, nationaliser l'ensemble des services aux aînés CHSLD, mais dans une perspective où la priorité, ce serait de les laisser à la maison le plus longtemps possible en leur offrant des soins adéquats.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : À propos de Joliette, Mme Massé, les deux infirmières ont été suspendues sans solde. Est-ce que c'est une bonne décision, selon vous?

Mme Massé : Bien, moi, je pense qu'on se retrouve encore dans une situation où il y a des gens qui se sentent libres d'exprimer des préjugés, et ça, c'est complètement inacceptable dans ma société. Pour moi, là, bien sûr que le CIUSSS... C'est le même CIUSSS, hein, l'histoire se répète. La communauté de Manawan, appuyée par l'ensemble des Premières Nations, pousse le gouvernement du Québec à aller plus loin, notamment en adoptant le Principe de Joyce, en reconnaissant qu'il y a de la discrimination et du racisme systémique dans notre réseau de la santé, plus largement aussi. Et je pense que là, si M. Lafrenière avait besoin d'une preuve de plus, bien, il en a encore une autre.

    Mme Sioui (Marie-Michèle) : Est-ce que vous vous sentez à l'aise aujourd'hui de dire à des personnes attikameks ou plus largement des autochtones d'aller se faire soigner dans le système de santé ou est-ce que vous avez des craintes à ce niveau-là?

Mme Massé : Bien, définitivement que j'ai des craintes. J'ai des craintes, si c'est ce qu'on... On parle de Joliette, mais je sais, pour être en lien avec plusieurs personnes autochtones, que la discrimination, que le préjugé, que le racisme qu'ils vivent au quotidien, ils le vivent partout sur le territoire du Québec. Alors, c'est un vaste chantier qui doit être fait. Une des premières étapes serait de reconnaître le racisme systémique et d'inscrire, bien sûr, dans la loi sur la santé et les services sociaux du Québec, la nécessité que tout le monde a le droit et a accès à des soins de santé de façon égale. Il faut qu'on y arrive. Ça n'a pas de bon sens.

M. Bergeron (Patrice) : Le lendemain de la commémoration à laquelle vous avez participé ici, la CAQ a publié un long texte où elle vante ses actions en matière de lutte à la pandémie sur son site. Qui aurait pu faire mieux? Ça, c'est une question que... Quel gouvernement aurait pu faire mieux? Ça, c'est la question qui est dans le titre, en fait. Est-ce que vous estimez que c'était opportun, dans le contexte, de vanter ainsi les actions du gouvernement? Et est-ce que vous pourriez répondre à : Qui aurait pu faire mieux, quel gouvernement aurait pu faire mieux?

Mme Massé : Je pense que si le gouvernement de la CAQ avait vraiment écouté ce que Québec solidaire lui a dit, durant les 12 derniers mois, il aurait pu faire mieux. L'exemple qui me vient, c'est les N95. On a crié pendant des mois, crié, ce n'est peut-être pas le bon mot, mais on l'a dit assez fort, puis il y a des fois on s'est choqués : Les soignantes sur le terrain ont besoin de protection. On a parlé de ventilation dans les écoles. Est-ce que la cour va finalement nous donner raison? On a parlé de la nécessité d'arrêter les déplacements dans le personnel de soins. Je pense que, oui, ce gouvernement-là, s'il avait une once d'humilité, il reconnaîtrait qu'il aurait pu faire mieux à certains endroits.

Mme Gamache (Valérie) : Concernant le vaccin AstraZeneca, il y a plusieurs pays d'Europe, là, qui, par principe de précaution, ont arrêté de l'administrer. Êtes-vous rassurée quand vous regardez, ici, les deux paliers de santé publique qui continuent à l'administrer? Qu'est-ce qu'on doit faire pour réconforter la population puis dire : Il est bon, ce vaccin-là, inquiétez-vous pas?

Mme Massé : Bien, je pense qu'il faut absolument, je dirais, clarifier ces choses-là pour que les gens retrouvent la confiance. Nous, ce qu'on en saisit, et d'ailleurs il va y avoir une réunion cet après-midi entre les oppositions, le ministre de la Santé, le responsable de la Santé publique, pour clarifier des choses, mais ce qu'on... Nous, on fait confiance aux gens qui nous conseillent. Et les gens qui nous conseillent en santé publique nous disent qu'on peut... Tu sais, on ne parle pas, ici, au Québec... Le Québec n'a pas reçu les mêmes lots, notamment, qui ont été reçus et donc qui posent des questions pour certains pays en Europe. Bien, ici, ce n'est pas ces lots-là. Mais on en saura plus long cet après-midi parce qu'il faut... Il faut aller se faire vacciner. C'est la façon dont on va réussir à vaincre le virus.

Mme Gamache (Valérie) : Et vous, seriez-vous prête à vous faire vacciner avec ce vaccin-là?

Mme Massé : Pardon?

Mme Gamache (Valérie) : Seriez-vous prête à recevoir ce vaccin-là?

Mme Massé : Absolument. Absolument, si c'est ce qu'on nous recommande actuellement. Puis, à ma connaissance, il n'est pas question que le Québec retire ce vaccin-là. Je n'ai pas de problème de santé. Je n'ai pas... Alors, oui.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a d'autres questions en français? On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. I would like to hear your reaction regarding what happened to Jocelyne Ottawa, what she said in the media. Even though there are measures in place since Joyce Echaquan died, we have still again a story like this in Québec. How personally do you react?

Mme Massé : Let's say that's why we're with the First Nations asking to Mr. Legault to recognize that the systemic racism exists for real. It's not the thing of one person, it's systemic. And we know that one step that we can do, that Mr. Legault can do, this step it's asking by the First Nations, of course, Manawan community, but also all the First Nations and Inuit too, it's to recognize the Principe de Joyce, because the Principe de Joyce, it's a way to say to the First Nations : OK, we recognize that we have a huge step to do, and the first step… And that's the problem with Mr. Lafrenière, and Mr. Legault, and Mr. Charette also, if you not recognize the real problem, how could you bring the good solution? So, it's time to change. And we have a project on the table, le Principe de Joyce. Just go with the Principe de Joyce.

Mme Senay (Cathy) : How can we make people feel they're all responsible? You have two nurses that are suspended without pay. I guess, we can... I mean, how they didn't feel the responsibility towards that patient named Jocelyne Ottawa?

Mme Massé : Of course, formation...

Mme Senay (Cathy) : Training.

Mme Massé : Training, thank you. Of course, training, it's important, you know, but if we want to change the system, we have to do a lot of things and to have a plan. And, for the moment, what we see, it's Mr. Lafrenière giving a little bit of money there for something, little bit of money there for something, but he doesn't want, first, recognize the discrimination, the systemic discrimination. And, secondly, he doesn't want to open the «loi sur la santé et les services sociaux» to bring the «sécurisation culturelle» inside the law. So, this is... two steps that he could do very quickly.

Mme Senay (Cathy) : I know that you don't want to presume what will be announced at 5:00 p.m., but Italy has gone back to a lockdown. Experts in Ontario are expecting a third wave, are announcing a third wave. Do you have the impression that we have to be prudent?

Mme Massé : Let's say you're right, it's hard to always have to command something that we don't know really what's going to be on the table, but for us, yes, we have to be prudent, we have to... But, at the same moment, if the Public Health recognizes that it's time to change something on the rules, we're open to that because we know that the mental health of people, it's something very important too. But we have to stay prudent.

La Modératrice : Merci.

M. Authier (Philip) : Can I go? Bonjour. On peut y aller en français si vous voulez.

Mme Massé : Oui, envoie donc.

M. Authier (Philip) : Mme Anglade nous a dit que quelques membres de leur caucus ont été vaccinés, je pense, M. Leitão, Mme St-Pierre. À ma connaissance, vous n'avez pas des députés dans le caucus de QS qui ont en haut de 65 ans.

Mme Massé : Vous avez tout à fait raison. Donc, nous sommes toujours en attente. Les premiers, là, c'est lui puis moi. Moi puis lui.

M. Authier (Philip) : O.K. Et pensez-vous que, je veux dire, ça fait un bon exemple pour la population que les députés soient vaccinés? Vous venez de dire que vous n'avez pas peur de l'AstraZeneca.

Mme Massé : Oui. Bien, moi, je pense que c'est vraiment un message à envoyer, puis il n'y a rien comme l'action pour démontrer. Ce n'est pas juste les mots. Et dans ce sens-là, les Solidaires, on va se faire vacciner dès que notre moment arrivera. Mais, pour le moment, ce n'est pas le cas.

M. Authier (Philip) : Et est-ce que les autres chefs devraient révéler quand ils sont vaccinés aussi?

Mme Massé : Bien, c'est une façon de dire au peuple québécois, dire : Regardez, allons-y, faisons ce geste-là, tout le monde, le plus de monde possible. Parce qu'on le sait que c'est la façon de se protéger soi-même, certes, mais de surtout protéger les plus vulnérables de notre société, tu sais. Et, dans ce sens-là, je pense qu'une des façons d'envoyer ce message-là, c'est de ne pas hésiter à l'indiquer si on le fait.

M. Authier (Philip) : Merci.

Des voix : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 40)

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