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Point de presse de M. Gabriel Nadeau-Dubois, leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition, et M. Vincent Marissal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de finances

Version finale

Le mercredi 10 mars 2021, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

La Modératrice : Bon matin. Bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendra la parole, tout d'abord, Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire, suivi du député de Rosemont, Vincent Marissal. Vous pourrez poser vos questions par la suite.

M. Nadeau-Dubois : Merci. Bonjour. La pandémie est en train d'être instrumentalisée par François Legault pour briser les engagements qu'il a pris envers les Québécois et les Québécoises. Quand François Legault s'est présenté aux dernières élections, il a promis des choses aux Québécois et aux Québécoises, et là, ce qu'il est en train de faire, c'est utiliser la pandémie pour se défaire de ses engagements puis pour briser ses promesses.

François Legault avait promis qu'il allait lutter contre le cynisme en politique. À trois reprises, à l'Assemblée nationale, il a voté pour des motions qui visaient à mettre fin au scandale éthique qui fait en sorte que les députés se votent leur propre salaire à l'Assemblée nationale. À la première occasion venue, la semaine dernière en caucus, il a déchiré cet engagement-là, il a déchiré l'entente qu'il avait avec les autres partis, il a renié sa parole, et, résultat, les députés de l'Assemblée nationale du Québec vont continuer à faire quelque chose qu'ils n'auraient jamais dû faire, c'est-à-dire se voter eux-mêmes leur propre salaire.

François Legault avait promis d'améliorer la démocratie, au Québec, en réformant le mode de scrutin, enfin, une bonne fois pour toutes. Si la tendance se maintient, cet engagement-là aussi va être brisé. Il est en train, là aussi, d'utiliser la pandémie pour briser son engagement.

François Legault avait promis aux Québécois et aux Québécoises de mettre fin au copinage libéral, de faire le ménage, enfin, dans les moeurs politiques au Québec. Dans l'affaire Fitzgibbon, ce qu'on constate, c'est que c'est plus important de protéger son bon chum de gars que de faire appliquer de manière juste les règles éthiques qu'on s'est données ici, à l'Assemblée nationale du Québec. Bref, le printemps arrive, et puis ça paraît parce que le sens éthique de François Legault fond comme neige au soleil.

Je vais vous laisser avec mon collègue Vincent Marissal, qui va vous parler de l'affaire Fitzgibbon.

M. Marissal : Bonjour. Merci d'être là. Oui, parlons de Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie. Je veux être assez clair, là, en peu de mots. Le gouvernement a essayé de nous en passer une petite vite pendant la pause parlementaire en nommant un chaperon à Pierre Fitzgibbon, et pas n'importe laquelle, la ministre Sonia LeBel, qui est comme la caution éthique de ce gouvernement étant donné ses positions et sa position passée à la commission Charbonneau.

Je m'étonne, d'abord, sur la forme, que la ministre, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, accepte un tel rôle de soutien dans un si mauvais scénario. Je ne comprends pas qu'elle accepte ça. Parce que, vous savez, le problème aujourd'hui, il est le même. On ne peut pas faire indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement. Le ministre Fitzgibbon ne s'est pas conformé aux demandes de la Commissaire à l'éthique, du moins, c'est notre prétention. C'est pour ça que j'ai fait une demande à la Commissaire à l'éthique. M. Fitzgibbon est toujours propriétaire de ces actions-là. Ils ont essayé un stratagème, tout simplement, et un stratagème grossier pour réécrire sur la petite table de côté le code d'éthique et surtout pour passer par-dessus l'autorité de la Commissaire à l'éthique. Et ça, comme parlementaire, c'est inacceptable.

La Commissaire à l'éthique, elle est nommée par l'Assemblée nationale, c'est une officière de premier rang de l'Assemblée nationale. On ne peut pas tout simplement dire : Bien, moi, je n'aime pas ton règlement, ça fait que sais-tu quoi? Je vais passer à côté puis je vais m'en réécrire un petit, là, sur un napperon de cuisine qui va faire mon affaire. C'est ce que le gouvernement a fait. On ne peut absolument pas accepter ça. J'attends donc avec impatience les conclusions de la Commissaire à l'éthique. Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va prendre vos questions. Une question, une sous-question.

Mme Prince (Véronique) : Moi, j'aimerais peut-être vous entendre sur ce que François Legault a lancé comme message, hier, aux leaders, donc ça vous vise aussi, on peut penser que ça vise les leaders de société aussi, là, comme quoi, si vous n'appuyez pas les recommandations de la Santé publique, vous êtes contre la science.

M. Nadeau-Dubois : Le... Mon Dieu! Dans une situation de pandémie comme celle-là, la relation entre la politique et la science, elle est complexe et elle complexe, notamment, parce que, depuis le début, François Legault a refusé de la clarifier. Hein, ça fait des mois qu'à Québec solidaire on demande que soit bien départagé qu'est-ce que qui relève des décisions scientifiques et qu'est-ce qui relève des décisions politiques. Donc, c'est un peu fort de café, de la part du premier ministre aujourd'hui, d'accuser les gens qui posent des questions sur ses décisions d'aller contre la science parce que, le problème, c'est qu'on ne sait jamais, ou très rarement, ou très difficilement ce qui relève d'une décision politique et ce qui relève d'une décision scientifique. Donc, François Legault est un peu l'artisan de son propre malheur. S'il trouve qu'il y a confusion des genres entre politique et science, moi, je suis plutôt d'accord avec lui. Le problème, c'est que c'est lui qui a mélangé les genres, ce n'est pas les partis politiques de l'opposition, surtout pas Québec solidaire.

Ceci étant dit, il y a une chose qui est importante, pour moi, d'ajouter à la réponse que je viens de vous faire, c'est que, oui, les élus ont une responsabilité, dans une situation comme une pandémie, de se fier à la science, de ne pas miner la confiance envers la Santé publique. C'est un équilibre qu'il faut trouver. Il n'est pas toujours facile à trouver, mais je pense qu'à Québec solidaire on a été capables de le trouver, cet équilibre-là, dans les derniers mois.

M. Laforest (Alain) : Quand on parle de confusion des genres, François Legault s'en est même vanté, d'avoir, lui, décidé de suggérer aux Québécois de porter le masque sans l'autorisation de la Santé publique. Hier, il dit : Fiez-vous à la science. Est-ce qu'il y a de l'arrogance dans ça?

M. Nadeau-Dubois : Bien, c'est une excellente... Je ne veux pas répéter ce que je viens exactement de dire, mais vous donnez un excellent exemple. François Legault ne peut pas dire : C'est moi le boss, et dire : Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, vous n'êtes pas d'accord avec la Santé publique. C'est l'un ou c'est l'autre.

M. Larin (Vincent) : Est-ce qu'il s'est trop avancé en disant que, dans deux mois, une fois que les 65 ans et plus seront vaccinés, on va pouvoir se rassembler à l'intérieur? Ça ressemble un peu au défi 28 jours, là. On met une date puis...

M. Nadeau-Dubois : Oui. Moi, je comprends l'impatience puis l'enthousiasme du premier ministre. Je le partage puis je comprends que... je pense qu'énormément de Québécois, Québécoises ont cette impatience, ont cet enthousiasme quand ils voient, il faut le reconnaître, les progrès rapides de la vaccination.

Ceci étant dit, j'ai envie, comme le premier ministre le fait parfois, de faire une petite métaphore de hockey pour expliquer la situation. Tu sais, on est dans un affrontement contre le virus. Là, grâce à la vaccination, on mène 1-0 contre le virus. On est en troisième période, mais il reste 10 minutes à la troisième période. Donc, ce n'est pas le temps d'enlever le gardien. Ce n'est pas le temps d'essayer… ce n'est pas le temps de relâcher la défensive. C'est le temps soit de marquer le but d'assurance ou, en tout cas, de faire en sorte qu'on ne s'en fasse pas marquer un dans notre but.

Donc, on est dans la deuxième moitié de la troisième période. Ce n'est pas le temps de lâcher. C'est normal de voir la victoire au bout du tunnel, mais il ne faut pas relâcher les efforts puis, surtout, il faut se rappeler que les effets de la semaine de relâche, on ne les connaît pas encore. Alors, soyons prudents, ayons un enthousiasme modéré, même si j'ai envie, bien sûr, de le partager un peu, quand même, cet enthousiasme-là.

M. Lacroix (Louis) : Donc, vous, votre approche, ce serait de dire : Ne déconfinons pas trop vite, ne faisons pas des rassemblements trop rapidement, justement parce que vous craignez que ça puisse avoir un effet inverse.

M. Nadeau-Dubois : Il y a une chose qui est sûre : il faut attendre de voir les impacts de la semaine de relâche avant de faire un pas de plus dans le déconfinement parce que, rappelons-nous, c'est la semaine de relâche qui a servi de lampe de rancement à la première vague. Il ne faudrait pas que la semaine de relâche 2021 soit la rampe de lancement pour la troisième vague, surtout une vague qui va être une vague de variants.

Donc, regardons... Moi, le message que j'ai, c'est celui-là : Regardons quels seront les impacts de la semaine de relâche, et puis, après ça, on pourra évaluer si c'est le temps de faire un pas de plus dans le sens du déconfinement. Mais, ceci étant dit, je fais confiance, bien sûr, à la Santé publique pour faire ces évaluations-là.

M. Bergeron (Patrice) : Là, on est en train de pécher par imprudence en envoyant ce genre de message là ou...

M. Nadeau-Dubois : Non. Je l'ai dit, moi, je comprends qu'il y a un enthousiasme, je comprends qu'il y a une impatience parce qu'on est en troisième période, on voit la victoire se profiler à l'horizon, on a envie de sauter aux conclusions. Je pense qu'il faut avoir... C'est correct d'avoir de l'enthousiasme, mais il devrait être modéré et surtout prudent.

Mme Prince (Véronique) : Est-ce que vous pensez que les gens comme ceux qui souffrent d'une déficience intellectuelle, ou les personnes autistes, ou des gens qui ont différentes conditions mais qui sont relativement jeunes pourraient faire partie des groupes prioritaires et être vaccinés plus vite?

M. Nadeau-Dubois : Nous, il y a une chose qu'on a toujours dite à Québec solidaire, c'est : Ne faisons pas de politique avec le vaccin. Par contre, là, il y a une voix, il y a une voix qui vient du terrain, des familles qui vivent des situations extrêmement difficiles. Donc, moi, j'invite le gouvernement à dialoguer avec son comité d'experts, le fameux CIQ, pour voir si on ne peut pas trouver une place pour ces personnes handicapées dans la liste de vaccination.

C'est tragique, là, les images qu'on a vues hier soir. Ça brise le coeur. Donc, sans… je pense qu'il ne faut pas en faire une... il ne faut pas tomber dans les luttes politiques, là, pour ce qui est de l'accès au vaccin, mais je pense qu'il y a un appel à la compassion qui doit être entendu de la part du gouvernement. C'est une situation qui est tragique. Ces gens-là, souvent, ça fait un an qu'ils sont enfermés entre quatre murs ou presque. Donc, ce n'est pas seulement leur statut de personne handicapée qu'il faut en considérer, c'est aussi leurs conditions de vie.

Et est-ce qu'en intégrant ce facteur-là dans notre évaluation des risques on pourrait les replacer dans la liste de vaccination? Moi, c'est la question que je pose au gouvernement. Puis je l'invite à se baser sur la science, en dialogue avec le CIQ, pour répondre à l'appel de ces familles-là.

M. Bergeron (Patrice) : Sur M. Fitzgibbon, sur M. Fitzgibbon, est-ce que la présidente du Conseil du trésor est en train de se discréditer en se rendant complice de cette espèce de stratagème là?

M. Marissal : Elle est en train de mettre sa signature au bas d'un stratagème douteux, je vais m'en tenir à ça. On ne peut pas faire, puis Mme LeBel le sait, là, c'est une juriste de haut vol, on ne peut pas faire indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement. C'est précisément ce qu'ils ont essayé de faire. Je m'attends à ce que Mme LeBel, présidente du Conseil du trésor, juriste, respecte les institutions du Parlement, et ici on parle de la Commissaire à l'éthique.

M. Laforest (Alain) : …pour terminer là-dessus, comment vous avez réagi aux propos de Pierre Fitzgibbon, là, qui vous… que vous aviez menti pour votre passage à Québec solidaire? Il vous a attaqué aussi directement.

M. Marissal : Pour rester dans les métaphores de hockey, là, les «cross-check» dans le dos, ça ne fait qu'une chose, démontrer la frustration de quelqu'un qui est en train de perdre la game. Je n'ai pas d'autre commentaire. Vous connaissez M. Fitzgibbon comme moi, je pense qu'il a laissé quelques traces de ce type depuis qu'il est en politique. Mais vous pouvez tirer sur le messager, hein, ça ne change pas le message : le fait est qu'il ne s'est pas conformé.

Mme Prince (Véronique) : Moi, j'aimerais vous entendre sur Alexandre Cloutier, qui est nommé à la tête d'un comité concernant la liberté d'expression dans les universités. M. Legault avait dit qu'il allait mettre en place un comité de réflexion là-dessus, et la personne qui a été nommée, finalement, c'est Alexandre Cloutier. Est-ce que c'est une bonne nomination?

M. Nadeau-Dubois : Bien, d'abord, on va attendre que la nouvelle soit officiellement confirmée, encore une fois. C'est un enjeu qui est sensible parce qu'on ne peut pas parler de liberté académique sans parler d'accessibilité aux études pour tous les Québécois puis toutes les Québécoises, peu importe leur classe sociale, peu importe leur origine. Je pense qu'Alexandre Cloutier est quelqu'un qui comprend cette question-là. C'est quelqu'un qui est sensible à l'accessibilité aux études, qui reconnaît le racisme systémique au Québec. Je pense que ça va lui donner une perspective intéressante sur ces enjeux qui sont des enjeux délicats qu'on ne peut pas traiter avec partisanerie.

La Modératrice : Une dernière question en français.

M. Bossé (Olivier) : Est-ce que, pour vous, la manif de dimanche qui a eu lieu ici, c'était aller à l'encontre des consignes de la Santé publique?

M. Nadeau-Dubois : Pouvez-vous répéter votre question? Est-ce que se présenter à la manifestation ou...

M. Bossé (Olivier) : Oui, ou l'appuyer ou participer. Est-ce que, pour vous, c'était aller à l'encontre de la Santé publique?

M. Nadeau-Dubois : Pas nécessairement. Moi, j'ai vu des gens annoncer leur participation à cette manifestation-là qui sont clairement des gens qui appellent à la désobéissance sanitaire. J'en ai vu sur les médias sociaux comme tout le monde. J'ai vu aussi des gens très posés, très responsables, très modérés dans leurs propos participer à la manifestation.

Les organisateurs officiels avaient un discours, je pense, qui était équilibré. Moi, ce que j'ai entendu ce jeune homme là dire, c'est : J'invite le gouvernement à trouver un équilibre entre le retour du sport et le respect des mesures sanitaires. Moi, qu'un jeune homme comme ça se mobilise, réunisse des milliers de personnes pour faire avancer une cause qui lui tient à coeur, puis que ce jeune homme là le fasse avec doigté et délicatesse, je pense que c'est quelque chose qu'il faut souligner.

Alors, moi, je ne mettrai pas tous les gens qui sont allés dans cette manifestation-là dans le même panier. Comme c'est souvent le cas, je dirais, dans plusieurs manifestations, beaucoup de gens s'y joignent avec plusieurs motivations. Mais les organisateurs officiels, moi, j'ai trouvé que leur discours était modéré. Je ne pense pas que c'était de la désobéissance sanitaire.

Mme Prince (Véronique) : ...reportage hier sur la langue française. Alors que le gouvernement n'arrête pas de promettre, justement, un plan d'action costaud, on s'aperçoit qu'à Montréal c'est devenu de plus en plus difficile non seulement de se faire servir en français, mais aussi la langue de travail est beaucoup rendue l'anglais dans certaines entreprises.

M. Nadeau-Dubois : Pouvez-vous répéter votre question, exactement?

Mme Prince (Véronique) : Bien, en fait, je voudrais vous faire réagir sur le fait que, pendant que le gouvernement Legault nous promet encore et encore un plan d'action sur la langue française et que ça n'arrive toujours pas, bien, pendant ce temps-là, l'anglais progresse à Montréal non seulement dans les commerces, mais aussi dans les milieux de travail.

M. Nadeau-Dubois : Oui. Gérald Godin disait quelque chose comme : On passe beaucoup plus de temps de notre vie au travail qu'à la maison ou même à l'école. Donc, le français en milieu de travail, là, c'est une des clés pour faire non seulement survivre, mais progresser le français au Québec. L'accès au marché du travail pour les francophones, là, c'est un combat historique qui n'est pas gagné encore. Et moi, j'espère que, dans l'éventuel, un jour peut-être, plan de Simon Jolin-Barrette sur la langue française, ça va être au coeur des mesures qu'il va annoncer, comment on garde intact et on renforce ce droit fondamental de tous les Québécois puis de toutes les Québécoises, peu importe leur origine, de travailler en français au Québec. C'est extrêmement important.

La Modératrice : Merci beaucoup. On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

M. Nadeau-Dubois : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : I would like to hear your reaction regarding

the fact that Premier Legault was giving lots of hope to Quebeckers, yesterday, saying 65 years old and older being vaccinated in the next few weeks. Is it too soon since we just came back from spring break?

M. Nadeau-Dubois : You know, I think it's normal to be enthusiastic and I think it's a little bit normal to be impatient. I think Quebeckers… it's completely understandable that they can't wait for those measures to come down a little bit, and I understand that.

That being said, we have not seen yet the impact of the spring break on the pandemic. So, I think we should wait to see the impact of spring break before doing another step of releasing the measures.

Mme Senay (Cathy) : Why? Why do you think we have to be more cautious?

M. Nadeau-Dubois : You know, because… Maybe I can take a hockey metaphor on that. You know, it's like we're in the third period in our match against the virus. We're leading by one goal. It's 1-0 because of the vaccination. And it could be tempting to say, Oh! the game is already won. We have to remember, there is 10 minutes left in the third period. We cannot take the goalie out the net. We have to make sure we win that game. We need to play those 10 minutes left, even if it is probably the 10 harder minutes of the match.

Mme Senay (Cathy) : The Auditor General is about to table, later this morning, her monthly report. But it says strategy of audit for the pandemic. What are your expectations regarding this?

M. Nadeau-Dubois : Is it about the «Vérificatrice générale»?

Mme Senay (Cathy) : Oui, la Vérificatrice générale. There is a... like she mentions the two themes she… over. There is 12 billion dollars in grants that have not been accounted for. But, then, the other… is «Audit Strategy for the Pandemic». So, what are your expectations regarding this audit that the Auditor General may do through out the two ways?

Une voix : Il n'est pas déposé.

Mme Senay (Cathy) : Oui, mais c'est déjà dans la...

M. Marissal : …press conference. What I have heard before, because, obviously, I cannot comment on this specific report, what I have heard before, at the Commission de l'administration publique, is that Mme… sorry, I don't…

Une voix :

M. Marissal : …Leclerc, Mme Leclerc, thank you, is expecting to look at all the spending during the pandemic. And it's been a year now. I think, to be cautious, because I haven't read the report and I was not at this briefing this morning, but, still, I think the key word here is transparency. And I think the message that Mme Leclerc is trying to send to the Government is: Open the books. And it feels perfectly fine with me because I have the same line, open the books.

The pandemic cannot justify all kinds of spending. We know there is a crisis and we have to open the gate, but at some time, you know… transparency is still a value in this Government, should be. So, basically, that's what I understood from Mme Leclerc.

Grillo (Matthew) : …hear you on Minister Fitzgibbon?

M. Marissal : Sorry, I can't hear you.

Grillo (Matthew) : Can we just hear you about Minister Fitzgibbon? You seem to be quite upset about the way the situation is being handled.

M. Marissal : He is upset about me or I am upset about him?

Grillo (Matthew) : You seem to be. Well, I guess maybe both. But, yes, can we just…

M. Marissal : Well, nothing personal, by the way, with Mr. Fitzgibbon, from my point of view anyways. Yes, I'm upset, and I think Quebeckers should be upset too because he's playing around the rules. Let's stay with the hockey metaphor. There is a rulebook, you know, and we have to follow it. We all have to follow it as elected members of this Assembly. And what they have tried to do, basically, is to get around this book and get over the Commissaire à l'éthique, and it's just not acceptable. That's why I ask the «commissaire» to go back and look again on Mr. Fitzgibbon's way of conduct.

La Modératrice : Une dernière question?

Mme Senay (Cathy) : Well, I do have a question regarding Mr. Fitzgibbon, because it was supposed to be a very important hot issue this year. When you left the National Assembly in December, you really wanted to come back with Fitzgibbon and what he has done with his own shares and companies, but finally it's not something we talk about. People have forgotten about this almost. So, why do you think people should care about the case of Fitzgibbon?

M. Marissal : I'm not sure I share your premises on this one. With all due respect…

Mme Senay (Cathy) : ...

M. Marissal : Yes. Well, I don't know what are the bases of what you're saying. But, just for the anecdote, I was at the grocery store, in quartier Montcalm last night, and a young man came to me and said: Eh! you look very like député Marissal. And I said: Yes, of course, maybe it's not coincidence. And he told me: Keep on working, keep on the good work on Fitzgibbon, he has to give us some answers.

So, it's only one person, plus all the emails that I get, plus all the media that are still covering the story. You can count on me; I will make sure that people don't forget this one. And, apparently, the Commissaire à l'éthique has not forgotten as well.

La Modératrice : Merci beaucoup.

(Fin à 8 h 25)

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