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Point de presse de Mme Méganne Perry Mélançon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’économie et de relance, et M. Sylvain Gaudreault, porte-parole du troisième groupe d’opposition pour le Conseil du trésor

Version finale

Le jeudi 18 février 2021, 8 h 40

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante-neuf minutes)

La Modératrice : Alors, bonjour à tous. Bienvenue à ce point de presse du Parti québécois. S'adresseront à vous aujourd'hui M. Sylvain Gaudreault, en matière de Conseil du trésor, et Mme Perry Mélançon, en matière d'économie. Alors, M. Gaudreault, c'est à vous.

M. Gaudreault : Oui. Alors, bonjour à tous et à toutes. Ça nous fait plaisir d'être ici ce matin.

Vous savez, on a eu une semaine où on a parlé beaucoup d'ingérence politique au ministère des Transports et dans la planification des travaux routiers. Alors, vous comprenez qu'on a eu une démonstration hier de cette ingérence ultime avec le premier ministre qui veut refaire le projet de tramway à Québec. Alors, c'est inacceptable, cette ingérence dans des compétences clairement dédiées aux municipalités, d'ailleurs, que le gouvernement lui-même a admis, lors de l'adoption du projet de loi n° 26, l'année passée, confiant à la municipalité de Québec, là, et à son Réseau de transport de la Capitale de faire le projet de tramway. Alors, cet élément-là est un élément de plus qui démontre qu'il faut faire une distinction nette entre la planification, la réalisation des travaux et la gestion politique.

Deuxième élément dont nous souhaitons vous parler aujourd'hui, c'est sur la question de la langue française. On a eu des chiffres absolument inquiétants, troublants du Pr Castonguay, qui ont été rendus publics ce matin, notamment sur l'utilisation du français comme langue d'usage courant au Québec, qui a diminué de façon importante entre 2001 et 2016. Même chose à Montréal, où il y a un déclin marqué également de l'utilisation du français à la maison.

Donc, nous avons proposé, vous l'avez vu dans une entrevue qui a été accordée dans LaPresse ce matin, d'aller de l'avant nous-mêmes avec le dépôt d'un projet de loi parce que le gouvernement, de façon inexpliquée, tarde. Quand c'est rendu que la ministre fédérale, Mélanie Joly, va plus vite que le gouvernement de M. Legault, on doit se poser des questions. Alors que le gouvernement n'a pas hésité, cette session-ci, à appeler pour étude, par exemple, le projet de loi n° 65 sur la consigne, n° 59 sur une réforme majeure sur la santé et sécurité au travail, bien là, soi-disant, sous le prétexte de pandémie, il ne veut pas aller de l'avant avec une loi 101 renouvelée, remodelée, refaite à neuf. Alors, nous, on va aller de l'avant et on fera des propositions en temps et lieu.

Maintenant, dernier élément sur lequel je veux absolument dire un mot, un élément qui me tient particulièrement à coeur, on a constaté, cette semaine, que le gouvernement n'a pas siégé sur le projet de loi n° 69 sur le patrimoine. Alors, on espère que la ministre de la Culture va prendre... a pris cette semaine et prendra ces semaines de relâche pour réfléchir comme il faut à la mouture de son projet de loi qui est nettement insuffisant, manque d'ambition sur la protection du patrimoine québécois, notamment, peu de moyens ou pas de moyen aux municipalités, pourtant, à qui elle confie des responsabilités importantes en matière de patrimoine. Et je pense également que le gouvernement devrait aller de l'avant avec une instance nationale, une instance d'État sur la protection, la promotion, la protection, la mise en valeur, la reconversion patrimoniales.

Alors, voilà pour quelques éléments. Maintenant, je laisse la parole à ma collègue et amie Méganne.

Mme Perry Mélançon : Merci, mon collègue et ami Sylvain. Alors, bonjour. Moi, j'aimerais revenir un peu sur cette saga des programmes, de la mauvaise gestion, là, du ministre de l'Économie sur les programmes tels que l'AERAM pour sauver, sauver, là, littéralement nos restaurateurs et autres entreprises qui font affaire avec des administrateurs qui tentent par tous les moyens d'aider, les MRC, notamment, parce qu'on a confié cette administration-là des programmes sans donner tous les outils et des indications claires, comment est-ce qu'on doit administrer l'AERAM, par exemple.

Alors, on voit, là, toutes sortes de façons de le gérer. Les entrepreneurs sont aussi mêlés que les administrateurs, à savoir comment aller chercher des sous qui sont encore sous forme de prêts, il faut le rappeler. Alors, ce surendettement-là... Bien, c'est certain que les entreprises n'ont pas envie de se surendetter davantage et qu'ils prennent un certain temps pour réfléchir s'ils ont besoin d'aller chercher ces aides-là.

Alors là, encore dernièrement, c'était ma question hier au ministre, on a appris que les mois d'octobre, novembre et décembre de 2020 ne pourront pas être comptabilisés ou pris en considération, là, dans les demandes d'aide présentement. Alors, il n'y a pas cette notion de rétroactivité là qui aurait pu servir aux entrepreneurs, puisque, bien, on le sait, ça prend un certain délai pour pouvoir faire des demandes, pour savoir si on a besoin d'aller chercher des liquidités. Ça vient après un certain moment. Alors là, bien, le ministre nous répond encore, là, de façon très confuse : Bien là, s'il y a des gens qui n'étaient pas au courant qu'il y avait des programmes, on aidera, on essaiera de voir comment on peut leur venir en aide. On voit que c'est de l'improvisation. Les directives changent à toutes les semaines concernant les programmes. Les délais sont encore d'un mois et plus, que nous disent les MRC, qui disent être les plus performantes qu'elles peuvent.

Alors, nous, ce qu'on a demandé, bien, c'est une aide directe, c'est une aide qui soit administrée par le ministère du Revenu et c'est également une aide qui tiendra compte des pertes financières, qu'on prenne les livres et qu'on regarde, à pareille date l'an dernier, quels étaient les chiffres de nos entrepreneurs pour qu'on vienne vraiment aider en fonction des réels besoins. Fini les prévisions sur six mois, un an. Fini les demandes d'états financiers. Présentement, durant la COVID, alors qu'on sait que tout le monde a des difficultés financières dans le domaine de la restauration, il faut être logique. Il faut que le ministre revienne, s'assoie, regarde son programme et nous revienne avec quelque chose qui va réellement venir en aide aux restaurateurs.

Alors là, je retends la main encore une fois et j'espère que le message sera compris et qu'on arrête de jouer, finalement, là, carrément avec les entreprises du Québec, là, parce qu'on va assister encore à un bon nombre de faillites. Puis c'est clair, là, c'est clair, qu'on ne s'en sortira pas si on reste avec les mêmes programmes, tels qu'ils sont présentés aux entrepreneurs.

Alors, rapidement, je voudrais dire un mot aussi sur la motion qu'on a présentée hier sur la liberté académique dans les universités. Bien, on sait que le ministre a fait des grands statuts Facebook pour dénoncer cet enjeu de société là, mais, si vraiment on a de l'ambition pour lutter contre la problématique, bien, il faut que les experts puissent s'asseoir. Nous, on a demandé une commission, une commission parlementaire sur la question. Ça a été refusé par la CAQ. Alors, réellement, ça fait deux fois qu'on fait cette demande-là puis qu'on nous refuse. Alors, moi, je ne comprends pas qu'est-ce qu'on aurait à perdre en allant de cette façon-là. Alors, on redemande encore une fois ce matin une commission parlementaire sur la liberté académique dans les universités, avec tous ceux qui s'y connaissent, pour qu'on puisse les entendre et voir quelles sont les solutions. Merci.

La Modératrice : Alors, là-dessus, on va prendre les questions. Une question, sous-question. Merci.

Mme Gamache (Valérie) : M. Gaudreault, concernant la langue française, que pensez-vous du fait que la CAQ vienne limiter l'accès aux cégeps anglophones plutôt que d'imposer aux cégeps anglophones la loi 101... Est-ce que c'est une bonne voie de passage?

M. Gaudreault : Bien, moi, je pense que le principal enjeu concernant les cégeps, c'est d'ajuster, au fond, le financement proportionnel au poids de la population, là, visée ou de la clientèle visée par les cégeps anglophones. Maintenant, vous savez, c'est encore une déclaration ce matin du gouvernement, mais on a hâte de voir la réalité dans un projet de loi qui sera déposé. On considère que le gouvernement tarde trop avant de déposer ce projet de loi.

Mme Gamache (Valérie) : Comme ancien ministre des Transports, qu'est-ce que vous pensez de l'espèce de lutte qui se joue entre le gouvernement et la ville de Québec? Avez-vous l'impression qu'en refaisant le tracé du tramway le gouvernement infantilise un peu la ville de Québec dans ce projet-là?

M. Gaudreault : M. Legault joue le grand talent. On a une expression, au Saguenay, qui dit ça : C'est un grand talent. Bien, M. Legault est un grand talent. Il n'a pas d'affaire à faire ça.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Pour ceux qui ne sont pas du Saguenay, qu'est-ce que ça veut dire? Pouvez-vous expliciter un peu?

M. Gaudreault : Alors, hein, c'est comme la partie des questions en anglais, ça. Je sais que M. Bergeron comprend bien. Je sais que M. Denis, à qui je souhaite la bienvenue, comprend bien aussi ce que signifie avoir un grand talent. C'est quelqu'un qui ne se mêle pas de ses affaires. Vous savez, la personne qui appelle à la maison, là, la matante ou le mononcle, pour commencer à parler un peu de ce qui se passe chez nous. On raccroche après puis on dit : Eh! que c'est un grand talent. Bien là, M. Legault est un grand talent. Puis je suis sûr que M. Lebeaume, qui est lui-même originaire du Saguenay—Lac-Saint-Jean, comprend très bien ce que ça veut dire.

Moi, je suis outré, scandalisé, trouvez l'expression que vous voulez, là, mais de voir à quel point, quand ça vient le temps de parler du tramway de Québec, M. Legault et son gouvernement cherchent, par toutes sortes de moyens, à gagner du temps. Puis le même jour... Là, il a déjà des grands plans d'expansion du REM à Montréal. On est bien d'accord avec ça, mais c'est deux poids, deux mesures par rapport à la capitale nationale du Québec. Alors, que M. Legault, que Mme Guilbault, que toute l'équipe des députés de la CAQ cesse de jouer les grands talents à la capitale nationale.

M. Bossé (Olivier) : …c'est un peu de leurs affaires quand même.

M. Gaudreault : Oui, c'est un peu de leurs affaires, mais, je veux dire, ça a été déterminé déjà à l'avance. Je veux dire, à partir du moment où on dit : Voilà les budgets qu'on dédie au transport collectif, voilà la portion qu'on met entre les mains de la ville de Québec et du RTC pour réaliser un réseau de transport structurant, bien là, on fait confiance aux instances locales.

Puis, parlant de budget, il pourrait y avoir un petit peu plus de souplesse aussi, pour dire : Bien, est-ce qu'on pourrait avoir un petit peu plus de souplesse, là, pour être capables, justement, d'ajuster un certain nombre de choses? Parce qu'on n'est pas en train de faire, de planifier un projet pour les cinq prochaines années, on planifie un projet, et j'insiste encore une fois sur mon accent de «projet», on planifie un projet pour les 50 prochaines années. Ayons de l'ambition en matière de transport collectif pour notre capitale nationale.

M. Lacroix (Louis) : ...davantage d'argent dans le projet.

M. Gaudreault : Je ne dis pas d'injecter... Non, vous avez encore un... Je sais que vous connaissez bien le Lac-Saint-Jean aussi, M. Lacroix, mais je...

M. Lacroix (Louis) : Bien, il faudrait ajouter de l'argent.

M. Gaudreault : Juste un peu de flexibilité. Il ne faut pas que ça soit, là, capé puis que, là, il faut absolument, là, jouer dans ces paramètres-là.

M. Lacroix (Louis) : 5 %, 10 %?

M. Gaudreault : Bien oui, mais ça va dépendre de ce qui serait présenté pour bonifier le projet, pour en faire un vrai projet du XXIe siècle, pour les 50 prochaines années. Et je ne suis pas le seul à demander ça, vous le savez très bien. Vivre en ville, par exemple, l'a suggéré aussi. Mais le principal problème n'est pas là. Le principal problème, c'est qu'on a un premier ministre qui ne croit pas à un réseau de transport collectif fort dans sa capitale nationale, et ça, moi, ça m'horripile.

M. Pilon-Larose (Hugo) : ...croit pas, parce que, lui, le réseau de transport collectif...

M. Gaudreault : Parce que...

M. Pilon-Larose (Hugo) : ...il ne le prend pas à Montréal, ou peu importe, il ne l'a jamais pris?

M. Gaudreault : Bien, vous lui poserez la question s'il l'a déjà pris. Mais, je veux dire, à un moment donné, là, c'est que l'objectif, c'est de transporter du monde, c'est la mobilité, puis on en transporte plus dans un wagon de tramway puis dans du transport collectif que dans des autos. Alors, il faut avoir cette vision-là puis aller de l'avant. Puis, présentement, M. Legault n'a pas l'air à comprendre ça.

M. Carabin (François) : M. Gaudreault, sur la question du français, votre chef a montré ses couleurs par rapport aux seuils d'immigration ce matin. J'aimerais que vous nous expliquiez, selon vous, les avantages de réduire les seuils d'immigration pour protéger la langue française.

M. Gaudreault : Bien, je pense que vous avez bien lu, effectivement. Le principal enjeu, finalement, c'est la capacité d'intégration des immigrants au Québec et de la francisation. Et je suis convaincu que c'est cet angle-là qu'il faut développer, donc avoir les capacités de francisation des immigrants, mais aussi, et vous l'avez remarqué dans l'article de ce matin, l'entrevue de Pascal et de Paul, c'est garantir la francisation avant même l'arrivée des immigrants au Québec. Alors, c'est là-dessus que nous insistons, et la question du seuil d'immigration en fait partie.

M. Carabin (François) : En campagne à la chefferie, vous aviez proposé l'idée d'un observateur indépendant...

M. Gaudreault : Un observatoire.

M. Carabin (François) : Un observatoire. Est-ce que vous avez fait part de cette idée? Avez-vous discuté avec votre chef de cette idée-là?

M. Gaudreault : Bien, j'en ai fait part amplement, de cette idée, mais j'ai perdu la course à la chefferie, alors...

M. Carabin (François) : ...mais est-ce que c'est...

M. Gaudreault : Moi, je ne suis pas Donald Trump, là, je reconnais ma défaite.

M. Carabin (François) : Est-ce qu'il a intérêt à peut-être étudier la question?

M. Gaudreault : Ah! bien, écoutez, ça fait partie de l'ensemble des débats, mais on s'enligne de cette manière-là puis la manière qui est proposée par le chef. Puis moi, je suis un gars d'équipe.

Mme Côté (Claudie) : Sur l'annonce qui va être faite, là, qui a fuité un peu dans les médias, concernant la connexion Internet satellite, là, que le gouvernement va annoncer cet après-midi, est-ce que cette fois-ci, c'est la bonne? Parce que, successivement, les gouvernements ont échoué à connecter correctement certaines régions à Internet. Et Québec solidaire, là, nous a dit, juste avant vous, qu'elle doutait du modèle.

M. Gaudreault : Bien, écoutez, dans les régions, ça fait longtemps, là, qu'on se fait proposer différents modèles puis que ça ne donne pas des résultats. Écoutez, moi, dans ma propre circonscription, là, puis c'est quand même assez urbain, là, les gens qui connaissent Jonquière, là, puis il y en a plusieurs d'entre vous, c'est très urbain. J'ai quelques zones un peu plus rurales, et même là, même là on a des difficultés d'accès à Internet haute vitesse dans les zones plus rurales ou de villégiature de ma circonscription.

Alors, on verra, on verra à l'usage, mais permettez-moi d'avoir un doute. Et permettez-moi de dire qu'il faut absolument, surtout dans un contexte où le télétravail a augmenté, surtout dans un contexte où le téléenseignement est maintenant chose courante... qu'il faut en faire une priorité et n'avoir aucune faille possible dans les branchements Internet haute vitesse partout à travers les régions du Québec. Et moi, je plaide, depuis un bout, pour même voir comment on peut impliquer Hydro-Québec là-dedans pour l'accès à des infrastructures que... Vous savez, l'électricité se rend partout. Il y a des infrastructures. Alors, il faut être capable d'intervenir là-dedans.

Mme Gamache (Valérie) : Vous êtes aussi un ancien professeur de cégep. Puis aujourd'hui il y en a plusieurs qui demandent à ce que, justement, les cours à distance demeurent au-delà de la pandémie, qu'on établisse, au collégial, un système hybride. Selon votre expérience, est-ce que c'est bénéfique pour les étudiants, ce serait bénéfique d'avoir un système hybride au niveau collégial?

M. Gaudreault : Bien, on ne peut pas donner une seule réponse à ça. C'est difficile de donner des cours à distance en mécanique du bâtiment, en laboratoire médical, dans des programmes de cette nature-là. Je suis peut-être vieille école, là, mais il n'y a rien de mieux qu'un contact face à face, direct entre l'enseignant, professionnel, passionné de pédagogie, et de ses étudiants, ses étudiantes. Alors, je sais qu'il y a beaucoup de résistance et de problèmes aussi avec le téléenseignement. Alors, moi, je pense qu'il faut avoir un enseignement le plus possible en présence. Peut-être que, dans certains cas, dans le mode virtuel, ça pourrait être maintenu.

M. Lacroix (Louis) : ...votre lien d'emploi avec...

M. Gaudreault : Certainement. Je dis toujours que je suis prof de cégep qui fait momentanément de la politique.

Mme Perry Mélançon : ...parce que, tu sais, si je prends, par exemple, le cégep de la Gaspésie et des Îles, il y a déjà des cours qui se donnent très bien à distance. Même soins infirmiers se donne aux Îles-de-la-Madeleine. Puis il reçoit dans les différents campus d'un même cégep. C'est fait.

Et je pense que c'est dans l'attribution de... bien, c'est dans l'investissement qu'on va en faire aussi. Il faut s'assurer de donner les bons moyens aux cégeps, que le gouvernement soit là pour aider financièrement aussi à ce qu'on passe vers ce modèle, qui pourrait être hybride et qui pourrait fonctionner pour certains programmes, peut-être plus difficile dans d'autres, mais il faut évaluer, pour chacun des programmes, quels sont les bénéfices. Puis, si on est capables d'aller chercher justement des inscriptions de plus pour les cégeps en région en allant chercher des gens qui seraient intéressés à nos programmes mais qui ne veulent pas nécessairement, pour le moment, se déplacer comme tel, bien là, moi, je suis ouverte à ce qu'on puisse regarder vraiment comment aider, un meilleur financement à nos cégeps, puis que les inscriptions ne soient pas juste dans le collège Dawson. Voilà.

La Modératrice : Alors, on va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. Mr. Gaudreault, regarding the protection of French language, back in 2013…

M. Gaudreault : 2013?

Mme Senay (Cathy) : …2013, the Marois Government… well, you had the Bill 14 and, in this bill, you would have protected the right of anglophone students getting in anglophone CEGEPs. How do you see this today, that, with the CAQ Government, there is a momentum to put a cap on anglophone CEGEPs in Montréal? How do you react? You had this proposition already in 2013, and the CAQ…

M. Gaudreault : …in 2013, we guaranteed the right to anglophone people to study in anglophone CEGEPs. Exactly. Yes.

Mme Senay (Cathy) : ...you voted against it.

M. Gaudreault : Yes. We will see the future bill of CAQ and we will see about that, but I think the real issue is about the proportion of subsiding to CEGEPs in link with the people in the area.

Mme Perry Mélançon : It's about the equity. It's about equity between...

Des voix : ...

Mme Perry Mélançon : No, but it's just a question of equity because… When I say balancing, it's about anglophone and francophone and also about regions and urban centers.

Des voix : ...

Mme Perry Mélançon : Thank you. So, as we see, the Government only announced an investment for an English college, nothing about all the other CEGEPs. So, when we say we have to get a better proportion of the investments, it's a great example.

Mme Senay (Cathy) : We know for months now… like, back in November, at the question period, Premier Legault said : We're looking at different measures to reduce the number of students in anglophone CEGEPs or to have a better equity between French and anglo CEGEPs. It's something...

Mme Perry Mélançon : It's about time.

Mme Senay (Cathy) : OK. Because it's something that you proposed a long time ago. Is it frustrating?

Mme Perry Mélançon : It is frustrating seeing the federal going faster than «la CAQ». It is frustrating. We've talked about that years, and years, and years ago. So, we have to apply it.

Mme Senay (Cathy) : ...would you ask the CAQ to go further and make sure that they go further that anglophone students can get in anglophone CEGEPs and they're not penalised because…

Mme Perry Mélançon : Well, they have to put their mechanism... For sure, we have to be able to make sure that the English speakers, inside the CEGEP, they still have places. That's what you're concerned about?

Mme Senay (Cathy) : …competition is so high. For example, at Dawson, two thirds of the students are not able to get in. So, francophone students that are stronger academically get there, but not anglophone students that do not have the marks to get in.

Mme Perry Mélançon : It is like this right now, even before the law. It's, I saw, 37% of college Dawson that they are English… Anglophones studying there. So, we have to put in place some mechanism to make sure that they still have their space. Because it was part of the Marois plan, you remember, to be... to make sure that they still can go and study in their CEGEP. That's totally normal. So, yes.

Mme Johnson (Maya) : Just to continue on that, so, you're planning to table a bill because the CAQ, in your view, is taking much too long, and you want to layout…

Mme Perry Mélançon : We're going to propose a plan. I think it's… We announced it this morning and, you'll see, we have a plan that we are going to announce, because we think that we are in a better place to make some recommendations for the Government. So, yes, you'll see some of our actions or what we want to see in the bill, for sure.

Mme Johnson (Maya) : Do you have any sense of why the Government may be delaying the tabling of their bill?

Mme Perry Mélançon : I think it's a choice. It's a choice, because we are studying so many other bills right now. We're working very hard on other things, the reform on CNESST. Why is it so important right now to go so fast, and we cannot have the same «vitesse»… same speed for something so important as protecting our language? Thank you.

La Modératrice : Merci à tous.

(Fin à 9 h 22)

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