Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Version finale

Le mercredi 3 février 2021, 9 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt et une minutes)

M. Fitzgibbon : Alors, bonjour, tout le monde. Écoutez, je pense qu'après l'annonce de M. Legault hier soir, où on a annoncé un certain déconfinement, je pense, ça a été une bonne nouvelle, évidemment, pour les entreprises qui ont été touchées, mais on a toujours dit qu'on était pour ajuster nos programmes aux besoins. Alors, aujourd'hui, je veux annoncer un soutien additionnel aux entreprises visées par les fermetures.

Premièrement, le programme de l'AERAM, qui rembourse jusqu'à 15 000 $ de frais fixes par mois, va continuer. Premier point.

Deuxième point, pour aider ce que j'appellerais la réouverture et la relance, on va permettre d'avoir un mois additionnel d'AERAM pour ceux qui auront été fermés 90 jours et moins et on va donner deux mois d'AERAM supplémentaire pour ceux qui auront été fermés plus de 90 jours.

Je m'explique. Les restaurants, par exemple, en zone orange qui vont réouvrir le 8 février ont le droit à février pour l'AERAM, mais vont avoir droit aussi à deux mois supplémentaires, vont avoir droit à mars et avril, même s'ils ont été ouverts, et c'est pour permettre d'avoir une meilleure relance. Par contre, les commerces qui, eux, ont été fermés moins de 90 jours vont avoir droit à un mois additionnel. Donc, c'est le même programme, mais, au lieu de le terminer dans un mois, où on réouvre, on va permettre d'avoir une extension du programme de l'AERAM.

Je rappellerais aussi juste les chiffres les plus récents que nous avons à ce jour. Il y a trois programmes, vous vous rappelez, le PACME, le PAUPME, l'AERAM, qui rentre un peu dans les deux. Si je mets les trois programmes ensemble, on a maintenant près de 7 000 entreprises qui ont bénéficié de prêts de 900 millions de dollars. Donc, je pense, c'est des programmes qui ont fonctionné.

Puis, si je suis plus spécifique, sur le programme de l'AERAM, pour le remboursement des frais fixes, à ce jour, je vais trouver mes chiffres, nous avons à peu près 110 millions de prêts, pour lesquels 66 millions seraient pardonnés, donc l'aide directe de l'AERAM. Ces chiffres-là font partie du 7 000 entreprises et du 900 millions.

Alors, c'est juste une introduction. Je vais prendre les questions.

M. Lavallée (Hugo) : …qui a eu lieu ces dernières semaines, évidemment, ça change un peu la perspective de reprise. Là, il y a beaucoup de gens qui s'attendaient à un rebond important au début de 2021, là. Finalement, ça va être reporté. Est-ce que ça change quoi que ce soit dans la façon dont vous concevez votre plan de relance?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, effectivement, M. Girard avait noté que nous estimons à moins 6 % la décroissance du PIB en 2020. On pensait à plus 5 % en 2021. C'est sûr qu'il y a un retard qui va se faire un petit peu. Mais honnêtement le retard ne sera pas tellement matériel, parce que, quand même, l'économie, dans son ensemble, va relativement bien.

M. Lavallée (Hugo) : Ça a un impact, donc, sur les mesures que vous allez mettre de l'avant pour la reprise?

M. Fitzgibbon : Bien, pas réellement, parce que, tu sais, la reprise économique se veut des budgets dédiés aux secteurs stratégiques. Tout le côté support, l'infrastructure, le PACME, le PAUPME, c'est un programme séparé. Nous avons assez d'argent dans ce programme-là pour pouvoir continuer, on espère, pas trop longtemps, pour la fermeture… Donc, les crédits qui sont disponibles pour l'aide aux entreprises ne sont pas du tout les mêmes crédits pour la relance. C'est deux vases qui ne sont pas communicants, ce qui est bon.

Donc, la relance économique, on travaille sur ça. J'ai fait des annonces. Je vais en faire d'autres. Il y en a une qui s'en vient bientôt sur les exportations, par exemple, l'offensive transformation numérique, qui va être très agressive aussi. Alors, ces programmes-là vont avoir lieu de toute façon. Mais on va s'occuper évidemment de ceux qui sont dans le trouble présentement et qui sont fermés.

M. Bergeron (Patrice) : Votre extension de l'AERAM, là, le plus 90 jours ou moins 90 jours, est-ce qu'on sait à peu près ça touche combien d'entreprises?

M. Fitzgibbon : Écoutez, je vais y aller en gros, là. Des restaurants, bars, il y en a à peu près 22 000, 23 000. Eux ont été fermés plus de 90 jours. Ils ont été fermés depuis le mois d'octobre 2020. Les commerces, c'est à peu près 50 000. Certains ont été ouverts, certains fermés. Ceux qui... Bon, ils sont tout réouverts, les commerces, là. Les restaurants, sur le 22 000, 23 000, il y en a probablement 75 % qui sont fermés encore, parce que la zone rouge, évidemment, c'est la majorité de la population. Mais je n'ai pas le chiffre précis, précis…

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce qu'ils sont éligibles à cet aide-là, les cinémas?

M. Fitzgibbon : Oui. En fait, tous les établissements... Si on se retourne au décret, tout ce qui a été sujet à des fermetures, qui a une opération commerciale, est éligible au programme de l'AERAM. Les cabanes à sucre, on parle beaucoup des cabanes à sucre, ils sont éligibles eux autres aussi.

Mme Lévesque (Fanny) : Est-ce qu'à un moment donné… De peut-être apporter une aide aux restaurateurs qui étaient, avant la fermeture, là, en zone orange, mais dont le chiffre d'affaires était beaucoup réduit, est-ce que ça, c'est dans les cartons, c'est quelque chose qui pourrait arriver?

M. Fitzgibbon : Bien, on a annoncé, peu de temps avant que tout le monde est venu rouge, là, les restaurants... Donc, c'était une annonce qui était un petit peu... C'était un coup d'épée dans l'eau. Mais c'est clair que ces restaurants-là sont éligibles à l'AERAM parce que tous les restaurants du Québec sont éligibles à l'AERAM de par vertu qu'ils ont tous fermé. Alors, tout le programme que j'ai mentionné, d'aide pour la relance, tout le monde est éligible à ça.

Mme Lévesque (Fanny) : Mais ils vont être dans l'orange. Ils vont avoir plus de contraintes, moins de clients. Est-ce qu'il y a une aide qui peut être prévue à long terme pour les supporter, ceux qui peuvent rouvrir?

M. Fitzgibbon : Non, ce qu'on a dit, c'est que... Tu sais, il faut revenir un peu à la base. Moi, je pense que… Quand je regarde le programme de l'AERAM, il faut le regarder avec le programme fédéral de subvention salariale puis le programme fédéral d'aide au loyer. Ça fait qu'on a les salaires, les loyers, puis nous, on prend le reste des frais fixes.

Quand on regarde ça de façon précise, ces trois programmes-là ensemble, donne de l'oxygène à ceux qui sont fermés. Mais c'est sûr que le problème qu'il y a, c'est le problème de dette, parce que, plus on attend avant de réouvrir, plus il y a un niveau de dette. Ça, on en est conscients. Mais je pense quand même que le programme de l'AERAM, en soi, combiné à ce qu'on fait présentement, devrait être de l'oxygène pour ces restaurateurs-là, entre autres.

M. Lacroix (Louis) : Mais comment vous allez… Entre autres, pour parler des commerçants, c'était d'avoir des programmes qui soient plus simples sur le plan administratif et la bureaucratie, et aussi davantage de véritables prêts. Je comprends qu'il y a des prêts partenaires, mais ce que les commerçants disaient, c'est qu'on a davantage besoin de… directe, là, sans que ce soit des prêts partenaires.

M. Fitzgibbon : Deux choses. Premièrement… c'est sûr que, quand on a créé l'AERAM, ça a jammé dans le coude, qu'on peut dire, un peu. Ça a été compliqué. Puis il faut comprendre qu'on a donné le pouvoir aux MRC. Bon, on s'entend qu'on redonne beaucoup de pouvoirs aux MRC, au gouvernement, depuis quelques années, depuis qu'on est là. Donc, il y a eu une problématique d'harmonisation entre les différentes MRC.

Maintenant, le fameux formulaire, on parle… du formulaire, là, je l'ai ici, ceux qui veulent l'avoir, il a cinq pages. Il n'est pas recto verso. Il a cinq pages. Donc, le numéro d'assurance sociale, l'âge puis le nom de l'entreprise. Je pense, honnêtement, que le processus d'application est de beaucoup simplifié. D'ailleurs, je pense que le temps de réponse, là, je peux me tromper, c'est à peu près une semaine.

Alors, moi, je dirais que le concept du prêt pardon fait beaucoup de sens parce qu'à la base ce qu'on dit aux gens, c'est que, si vous avez besoin de liquidités, venez-nous voir. Mais, si vous n'avez pas besoin de liquidités, continuez. Alors, ça, je pense, ça fonctionne.

Maintenant, pour votre question, deuxième question, c'est l'aide directe. Il y a beaucoup de gens qui disent : Ce n'est pas de l'aide directe. Bien, ça l'est pas mal, mais c'est sûr qu'il y a un processus par lequel l'entreprise doit passer, à travers un prêt. Alors, c'est sûr que c'est plus laborieux que de dire : Voici un chèque qu'on envoie par Revenu Québec.

Maintenant, les gens qui sont maintenant dans l'AERAM, déjà là, il y en a, quoi, plusieurs milliers, bien, ils sont déjà là. Ça fait que le pardon que je donne, additionnel, c'est un coup de crayon, puis on enlève 15 000 $ ou 30 000 $ du prêt déjà là. Ceux qui ont besoin d'argent supplémentaire, bien, ils ont déjà leurs dossiers ouverts.

Alors, moi, je pense que, dans les circonstances... Tu sais, au début, vous avez raison, là, c'était comme : bon, c'est compliqué, c'est bureaucratique. Je pense qu'on a réglé pas mal les choses, puis, je pense, c'était plus simple de faire ça qu'un autre nouveau programme, deux, trois mois, qui, lui, aurait été encore compliqué à mettre en place. Je voulais le garder le plus simple possible dans les circonstances.

M. Bergeron (Patrice) : À défaut d'avoir le nombre des entreprises que ça va aider, est-ce qu'on a une petite idée, par contre, de ce que ça va représenter en factures, pour un mois ou deux mois supplémentaires, pour le gouvernement?

M. Fitzgibbon : C'est un peu... Écoutez, si je me base sur ce qu'on a vu à date, là, ce programme-là, on parle peut-être d'entre 25 millions et 50 millions. La raison pourquoi je suis vague comme ça, c'est qu'il y a beaucoup d'entreprises qui n'ont pas voulu appliquer sur l'AERAM, et ça, il y a deux raisons à ça, ou ils disent : C'est trop compliqué, ou ils n'ont pas besoin d'argent. Évidemment, moi, je pense que c'est parce qu'ils n'ont pas besoin d'argent parce que je pense qu'un entrepreneur qui est sur le bord de fermer va aller gratter l'argent qui est disponible.

Alors, la question, c'est combien d'établissements additionnels vont rentrer sur l'AERAM parce que le prolongement de la fermeture va être plus douloureux, puis ça, votre estimé est aussi bon que le mien. C'est pour ça que je dis 25 millions à 50 millions. Je pense que je suis pas mal dans le «range» de ce que ça va coûter.

M. Bellerose (Patrick) : Hier, M. Legault parlait d'environ 11 % des entreprises au Québec qui pourraient fermer… Qu'est-ce qu'on fait pour les aider? Vous parlez de l'AERAM. Vous parlez de maintenir en vie… l'oxygène. Est-ce qu'on laisse mourir la plupart des entreprises qui ne pourront pas passer à travers la COVID ou est-ce qu'il y a des programmes supplémentaires qui vont venir pour les sauver?

M. Fitzgibbon : Bien, écoutez, c'est un sujet très délicat, parce qu'on ne veut pas que personne ne meure. Évidemment, là, le 11 %, c'est 11 % de trop, là. Même si on peut être contents que le reste du Canada, c'est 25 %, je suis d'accord avec vous, ce n'est pas, en soi, quelque chose d'intéressant. Bon, deux choses.

Premièrement, ce programme-là, il y a un 15 000 $, 30 000 $ de plus qu'il a eu normalement. Ça peut payer une partie des frais. J'ai parlé au fédéral pour le programme salarial et loyer. Il va continuer aussi. Ces trois affaires-là ensemble, je pense, ce n'est pas pire.

Deuxièmement, moi, j'ai annoncé dans le budget qu'on a 50 millions pour les centres-villes. Et là je travaille très étroitement avec Valérie Plante et avec Michel Leblanc, à la chambre de commerce. On travaille avec M. Labeaume ici, à Québec. Donc, on va annoncer, je pense, dans les prochaines semaines, des programmes additionnels pour les centres-villes, qui vont être en ajout de ça, parce qu'évidemment l'enjeu numéro un pour les centres-villes, c'est que, tant qu'il n'y a pas de monde dans les bureaux, là, on a beau faire des pirouettes, là, ça va être difficile. Mais je pense qu'on est… Moi, je pense qu'on voit l'horizon où le télétravail va diminuer, les restaurants vont réouvrir.

Alors, en plus des aides qu'on parle ici, il va falloir des stimulus économiques. Alors, en fait, j'ai 50 millions pour les centres-villes. Je pense qu'on va pouvoir compenser en partie.

M. Bellerose (Patrick) : Pour les restaurants, est-ce que vous savez quelle proportion va fermer? On a l'impression que c'est comme l'industrie qui est la plus affectée, là.

M. Fitzgibbon : Tout ce que je peux répondre, c'est qu'il y a à peu près 2 000 restaurants présentement qui ont appliqué sur l'AERAM. En fait, l'AERAM, le deux tiers, c'est des restaurants, puis ce n'est pas surprenant. Alors, c'est quand même peut-être 15 % des restaurants qui ont appliqué. Ça fait que c'est quoi, le message que ça envoie? Bien, ce n'est peut-être pas si pire que ça, sauf que je réalise très bien que, plus on allonge la période de fermeture, plus ça va être difficile.

Donc, je pense qu'on... Honnêtement, je pense qu'on est corrects, mais il n'y a rien de parfait. Puis on va être à l'écoute des restaurateurs du Québec. On est très proches d'eux autres puis on va voir… S'il faut faire d'autres mesures, on va les faire, parce qu'évidemment on est rendus à la fin, là. On parle des gyms, on parle des restaurants, on parle de l'art vivant. Alors, il faut s'assurer que ces écosystèmes-là puissent demeurer. La bonne nouvelle, c'est qu'on commence à réduire pas mal le champ sur lequel on doit focaliser. Alors, on va s'ajuster s'il faut faire des ajustements.

Le Modérateur : On va y aller en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Back in October, Mr. Fitzgibbon, you were saying that about 80% of businesses that were eligible to this program to pay a part of the fixed costs would basically fill all the forms and receive help from you, and that was back in October. So do you have a clear picture of the businesses that do need that help?

M. Fitzgibbon : Well, I'll answer differently. From the population of businesses that were eligible for l'AERAM, it's only about 10%, 20% who have currently applied for it so far. Interesting number.

Mme Senay (Cathy) : What does that tell you?

M. Fitzgibbon : Well, either, or… either it's too complicated and they don't want the program or they don't need the money. I venture to say that, if you are an entrepreneur and you need money or you're going to close otherwise, you're going to be trying to get the amount of money. So I would suspect that some people decided that they can survive. And they don't want to go through a loan process for whatever reason, but they will survive. Others are coming through now. Given that some areas are going to be closed for I don't know how long, it's quite possible that number will increase, because the longer you are closing, probably more problems you're going to have with liquidity. That's fine too. So I expect to see a rise in number of enterprises that will try to benefit from the program, which is fine.

Mme Fletcher (Raquel) : That's an interesting logic. So you think that businesses are just saying : We don't need these interest-free loans, so we're not going to… You don't think it's the other way around, that it's just really complicated, there's a lot of paperwork, and a lot of people aren't eligible…

M. Fitzgibbon : Yes, well, this is one theory. But the form has five pages, not recto verso, five pages, including your social insurance number and your expectations of what the liquidity problems are. I'd venture to say that, if you are in difficulty, before you close, you should try to get that program. Yes, some people would have preferred that we would make checks. Revenu Québec could have sent checks to everybody. We decided not to do that because some enterprises don't need the money. They have liquidity. So what that tells me is that, so far, the businesses have conducted themselves in a way that they can go without having help.

Now, don't forget that there's also the federal program, because the programs that we put together for the fixed costs is complementary to the other programs. You got the salary grant, on the federal… You got the rent grant and you have… I think those three programs together, I think, are pretty powerful. And some businesses may have decided : I'll only get the federal program, get some direct assistance, and we don't need a loan right now, maybe later, which is fine too.

Mme Fletcher (Raquel) : ...in question period that 11% of Québec businesses are likely to close. That's a pretty huge number.

M. Fitzgibbon :Absolutely.

Mme Fletcher (Raquel) : I mean, how do you react to that number? That's…

M. Fitzgibbon : We need to be sensitive to that. As I said earlier in French, it's not because we're the best in Canada that we should be happy. 11% is lower than the canadian average. I think we're the lowest province in terms of that percentage, but that doesn't make us happy because, obviously, it's 11% too much. Some businesses close in any event.

And that's why the program we have in place, the additional program we announce this morning, the $15,000 plus $15,000 for more than 90 days… The downtown program that we launched, we have a budget of $15 million for the downtown of large cities. I'll be announcing something there in a couple of weeks with Valérie Plante, and Michel Leblanc, or here, in Québec, with Régis Labeaume… will be in addition to that.

So I think the programs, put together… We hope to think that the 11% will be close to zero, but…

Mme Fletcher (Raquel) : ...can you qualify that number? One in 10 businesses are going to have to close. That's a huge number.

M. Fitzgibbon : Well, there's all kinds of surveys, right? The survey you're talking about is from the FCEI. The FCEI surveyed the companies in Canada by province, saying : What is the likelihood that you're going to be closing? The average is 18%, Québec, 11%, the extreme is 17% and the lowest number is 6%. So that's a survey based on… I forget how many companies they've done. So it indicates that 11% of the enterprises in Québec are concerned and may have an issue to survive. Another report shows 8%. So that number seems to be in that neighborhood. Let's go with 10%.

So we have to be sensitive to that, for sure. But, at the same time, you know, we have to be rigorous, right? We need to provide those who have... And people always ask me about the loan, the loan, it's not good. What's not good? If you need money, borrow before you shut down, then it will be logical in terms of when you're going to reimburse that loan and how. We're not there yet, right? People just got some money, $900 million. No other provinces have done that. This is what we have in the system as loans. We'll sit down with the companies to see how they're going to repay.

So I think our programs have worked very well. That's why the number is lower, because the $900 million of loans that we put in the system, no other province has made that so far. So I think we should not be happy about the 11%, but let's put a context of...

Mme Fletcher (Raquel) : ...

M. Fitzgibbon : Sorry?

Mme Fletcher (Raquel) : The $900 million. Just to be clear, you put $900 million, but you're saying only 20% of that has been claimed, right?

M. Fitzgibbon : 20% of…

Mme Fletcher (Raquel) : 20% of that has been claimed?

M. Fitzgibbon : No, $900 million is the... We have 7,000 companies that have applied and got a loan, for $900 million.

Mme Fletcher (Raquel) : …you said only 20%. What was the 20% number?

M. Fitzgibbon : Sorry, I forgot. Well, I mean, perhaps the people eligible for l'AERAM have applied for it.

Mme Fletcher (Raquel) : …another 80% could apply for a loan. There's still money on the table?

M. Fitzgibbon : Yes, money is on the table. I got the $1.5 billion. So money is not an issue here. The issue is really: will that number, 7,000, go up? And, the longer we postpone the reopening in the restaurants, bars, I think the number will go up. But, basically speaking, manufacturing, the economy is going well. Look at the retail… Look at the number, yesterday, the retail industry, in nine months, November 2020, versus last year, minus 1.4%. It's not good, but it's not minus 20%, 1.4 %. November has been higher. I think December will be higher than last year. So we may finish the year flat with the year before.

Mme Johnson (Maya) : …specifically in the retail sector, but I'm sure that the restaurants owners, the bar owners, that they hear you say the economy is doing well, you know… for them. How much longer is it sustainable for them to keep their businesses closed?

M. Fitzgibbon : The bars and the restaurants? I mean, not that long. But, you know, this is health, right, Public Health. So you and I could be unhappy about that, it's Public Health. Now, my job is to make sure we give the proper resources for them to survive. And I claim that, with the salary grant of federal… the subsidy for rental from the federal… and our program for the other fixed costs, $15,000 per month maximum for SMEs of less than 10 employees, I think it might be good for a couple of months. It won't be good for a year, of course. And I think that, to the extent we believe a vaccine will come, and we'll reopen the red zones, and call it March, April, I think we're OK.

Le Modérateur : Thank you.

M. Fitzgibbon :Thank you. Merci.

(Fin à 9 h 41)

Participants


Document(s) associé(s)