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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle

Version finale

Le lundi 25 janvier 2021, 9 h

Événement virtuel,

(Neuf heures)

La Modératrice : Alors, bonjour à tous et à toutes ce matin. Bienvenue à ce point de presse de la cheffe de l'opposition officielle, Mme Dominique Anglade. Mme Anglade, la parole est à vous.

Mme Anglade : Parfait. Merci beaucoup, Léa, et bonjour à tous ceux qui sont présents ce matin. Alors, aujourd'hui, je m'adresse à vous en marge du début de notre caucus. Alors, j'ai bien hâte d'aller retrouver les collègues Aujourd'hui et demain, nous allons avoir plusieurs discussions au sein de notre caucus.

Évidemment, la question de la pandémie va être présente. On va vouloir parler des enjeux actuels de la pandémie, donc de la gestion actuelle de ce qui se passe en termes de vaccination, que l'on va vouloir suivre, dans les prochaines semaines et les prochains mois, de manière assez serrée.

On va également vouloir se concentrer sur des enjeux qu'on avait déjà soulevés lors de la dernière session parlementaire, qui vont apparaître… qui sont apparus par rapport aux tests rapides, notamment, et, d'abord, de quelle manière on est capables d'améliorer cette gestion de la pandémie.

Et, finalement, évidemment, il y a — je l'appelle l'éléphant dans la pièce, mais c'est vraiment l'iceberg que l'on a en face de nous — toute la question de la santé mentale. Hier, je regardais qu'il y avait M. Guterres, aux Nations unies, qui disait à quel point il va être important de réfléchir à un système de santé universel pour la santé mentale. C'est justement la proposition que nous avons faite lors de la dernière session. Et je pense qu'il va falloir qu'on y revienne, parce que cet enjeu-là va rester omniprésent. Et, en plus, on a des… On voit bien que les gens disent que l'argent n'arrive pas sur le terrain.

Donc, il y a beaucoup de choses et de gestes à poser en matière de santé mentale. Et ça, ça concerne tous les groupes, ça concerne la famille, ça concerne les étudiants, nos aînés, nos plus jeunes. Donc, tout le monde est interpellé véritablement par cet enjeu.

Évidemment, c'est un début d'année. On se souhaite tous une année plus facile que 2020. Mais on sait que le début d'année n'a pas été facile jusqu'à présent. Et on va vouloir parler de la période postpandémie, de quoi va avoir l'air le Québec. Et plusieurs des discussions que nous allons avoir en caucus vont porter sur l'économie moderne, ce que ça signifie par la suite, notre système de santé, comment on se projette pour savoir quel genre de Québec est-ce qu'on veut avoir après dans un contexte postpandémie. Donc, ces discussions-là auront lieu et aujourd'hui et demain. Et ça me fera plaisir de pouvoir vous en faire… faire part de la teneur de ces échanges-là à notre point de presse de demain.

Voilà, la parole est à vous maintenant. Alors, je retourne la parole à Léa pour répondre à vos questions.

La Modératrice : Merci beaucoup, Mme Anglade. Alors, maintenant, on va passer à la période de questions. Donc, je vous invite à lever la main sur l'application. Donc, je vais pouvoir vous donner le droit de parole. Donc, on va commencer en français, suivi de l'anglais.

Mme Gamache (Valérie) : Je ne suis vraiment pas capable de me brancher ni de poser de question. Je ne sais pas comment faire.

La Modératrice : Oui, bonjour. Allez-y, Mme Gamache. On vous entend. Est-ce que vous voulez commencer avec votre question?

Mme Anglade : On vous entend très bien, en tout cas. Moi, je ne vous vois pas, mais je vous entends, Mme Gamache.

Mme Gamache (Valérie) : Oui. Je suis incapable de me brancher par Teams. Vous m'excuserez. En fait, j'avais des questions sur les rassemblements de la fin de semaine, notamment les interventions dans Outremont pour ce qui est des rassemblements des juifs hassidiques. Que doit faire à ce stade-ci le gouvernement? Est-ce qu'on doit clarifier les règles concernant ces rassemblements-là? Est-ce qu'on doit les interdire? Il y en a eu beaucoup en fin de semaine. Donc, est-ce qu'il faut agir fermement ou éclaircir à ce moment-ci?

Mme Anglade : Bien, c'est sûr que c'est toujours bien d'éclaircir, là, il n'y a pas de doute dans me tête. Mais les règles sont les règles. Et je comprends qu'il y a des communautés qui vivent ça plus difficilement, mais les règles sont les règles, et elles doivent être appliquées. On ne peut pas se permettre, aujourd'hui, dans le contexte dans lequel on se trouve, de faire des rassemblements avec des dizaines et des dizaines de personnes. Donc, les règles doivent s'appliquer, et tant mieux si on est capables de les clarifier d'une manière proactive.

Mme Gamache (Valérie) : Mais qu'est-ce qui doit être fait concrètement? Est-ce qu'il doit y avoir... Est-ce que la Santé publique doit vraiment éclaircir sa position?

Mme Anglade : Il faut clarifier... Alors, quand vous me dites clarifier les règles, les règles existent déjà. Les règles ont été énoncées. Il faut les rappeler et il faut que ces règles soient suivies. Depuis le départ, on a toujours maintenu l'importance de suivre les règles de la Santé publique, et c'est ce qu'il faut qui soit fait dans le cas de toutes les communautés, particulièrement ce qui s'est passé pendant la fin de semaine, certainement.

La Modératrice : Merci, Mme Gamache. Est-ce qu'on a d'autres questions?

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Oui, bonjour. Claudie Côté. Est-ce que vous m'entendez?

Mme Anglade : Oui, je vous entends, Mme Côté.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Parfait. Bonjour, Mme Anglade.

Mme Anglade : Bonjour.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : D'abord, je veux vous parler... Vous avez parlé des enjeux de la pandémie, là. En ce moment, nous sommes sous le coup d'un couvre-feu. Il faut respecter de nombreuses règles. J'aimerais vous entendre sur le mur-à-mur. Est-ce qu'on devrait, par exemple, permettre un certain assouplissement dans les régions où il n'y a pas de cas ou très peu, comme la Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine, Bas-Saint-Laurent?

Mme Anglade : Je pense que, définitivement, ce sont des questions qui se posent. Alors, évidemment, on veut respecter les règles de la Santé publique. Mais, s'il y a des régions, et de manière sécuritaire, qu'on est capables de... qui sont capables de respecter d'autres règles, moi, je pense que ça doit être considéré pour éviter le mur-à-mur. Maintenant, il faut que ça suive les règles de la Santé publique et il faut que ça s'applique dans un contexte de précaution également. On ne veut pas se retrouver dans une situation où les règles ont été modifiées puis on va reculer par rapport à ça. Mais je pense que c'est quelque chose que la Santé publique doit regarder pour l'ensemble de nos régions, celles qui sont moins touchées, absolument.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : J'aimerais aussi revenir sur le voyage de Pierre Arcand et le miniremaniement au sein de votre cabinet fantôme. Certains ont qualifié cette période de test de leadership. Est-ce que votre leadership a été contesté et l'est-il encore?

Mme Anglade : Je ne pense pas du tout qu'on parle de test de leadership. Je pense qu'il y a une décision qui devait être prise, qui a été prise. Et maintenant on a un caucus, et Pierre Arcand fait partie de l'équipe. On a un caucus qui se réunit aujourd'hui. Et je peux vous dire que le moral des troupes est très bon. Beaucoup de discussions, dans les derniers jours, justement, pour parler de la pandémie, mais surtout de la période postpandémique. Donc, c'est les coudes bien serrés qu'on rentre en session parlementaire.

M. Bellerose (Patrick) : Mme Anglade, Patrick Bellerose. Justement, sur Pierre Arcand toujours, je ne crois pas que vous avez expliqué encore publiquement pourquoi vous avez choisi de lui retirer ses fonctions de critique plutôt que de l'expulser du caucus. On a vu ailleurs au pays des chefs de cabinet, des ministres, des députés perdre carrément leurs postes ou être expulsés du caucus. Donc, pourquoi avoir choisi cette avenue, disons, mitoyenne?

Mme Anglade : Ah! moi, je vous référerais... On prend des décisions en fonction de ce qu'on pense être juste. Et ce que je vous dirais par rapport à ça, c'est que vous verrez que, dans la majorité des cas, ce qui s'est appliqué est assez cohérent avec ce que nous avons fait, nous, au sein du Parti libéral. Mais je pense que le message le plus important à passer, c'est le rôle d'exemplarité. On se doit d'avoir, comme élus, un rôle d'exemplarité, et ça, peu importent les fonctions que l'on occupe au sein de notre caucus. La décision a été prise. Maintenant, je pense qu'on est prêts à passer à autre chose.

M. Bellerose (Patrick) : Mais, dans la même veine, est-ce que vous pensez que Youri Chassin aurait dû être sanctionné par son chef?

Mme Anglade : Je pense encore une fois qu'il y a un devoir d'exemplarité, de la part de nos élus, qui est important. Moi, j'ai agi. Ce sera à M. Legault de décider de ce qu'il veut faire.

M. Bellerose (Patrick) : Merci.

Mme Richer (Jocelyne) : Bonjour, Mme Anglade.

Mme Anglade : Oui, bonjour. Alors, Mme Richer, vous êtes une de celles que je vois physiquement. Alors, je peux vous faire un bonjour. Bonjour, Mme Richer.

Mme Richer (Jocelyne) : O.K., bonjour, oui. J'aimerais vous entendre à propos de la rentrée parlementaire. On sait que le gouvernement veut une rentrée, le 2 février, qui soit totalement virtuelle. J'aimerais vous entendre là-dessus, à savoir est-ce que vous jugez que c'est acceptable dans le contexte des mesures sanitaires ou si vous y voyez peut-être une façon détournée pour le gouvernement de se soustraire à son obligation de rendre des comptes à l'opposition.

Mme Anglade : Il est évident pour moi qu'on doit trouver un mécanisme pour faire en sorte que la démocratie puisse fonctionner, surtout dans une période de pandémie, surtout où il y a des enjeux fondamentaux puis des décisions qui sont importantes pour la suite des choses, pour le Québec. Donc, on doit faire fonctionner la démocratie. Les leaders sont présentement en discussion pour voir de quelle manière ça peut être fait. Il y a des choses qui, peut-être, peuvent se faire de manière virtuelle. Ça a été testé la semaine dernière, avec plus ou moins de succès, dépendant des cas. Mais il y a des choses qui peuvent se faire dans le respect des règles sanitaires à l'Assemblée nationale également, puis je pense que les leaders vont trouver la bonne posture pour le faire. Mais il est important que le débat démocratique puisse se poursuivre de manière efficace.

Mme Richer (Jocelyne) : Durant l'automne, malgré la pandémie, on voit que la popularité du gouvernement reste très élevée. Vous n'avez pas réussi encore à percer son armure, je dirais. Est-ce que vous avez l'intention cette année de... On approche de la prochaine campagne électorale. Avez-vous l'intention de changer d'approche, de changer de stratégie pour trouver la faille, pour essayer de critiquer davantage le gouvernement?

Mme Anglade : Bien, je pense qu'il y a deux choses, là. Dans notre rôle d'opposition, il y a deux choses.

Il y a un volet, évidemment, qui est de questionner le gouvernement, ce que nous avons fait dans la dernière session. Et puis je pense que des gens... Il y a des questions qui ont été soulevées, qui ont percolé. Lorsque l'on parle de toute la question des tests rapides, lorsque l'on parle de la transparence du gouvernement dans la gestion de la pandémie, lorsque l'on parle du principe de précaution, que ce soit avec les masques, que ce soit avec la ventilation, c'est parce qu'il y a des choses qui ont définitivement percolé. Et on va continuer à faire notre travail.

Mais le rôle de l'opposition aussi, c'est d'être constructif et d'amener des propositions. Et je pense que c'est ce travail-là sur lequel nous allons beaucoup insister dans la session qui s'en vient. C'est normal que, dans une période de pandémie, les gens se rallient derrière le gouvernement. Les élections sont à un peu plus de 18 mois maintenant, un peu moins de deux ans. Et notre rôle, maintenant, ça va être de proposer également des alternatives, notamment sur les enjeux, on en a parlé, de santé mentale. Mais il y aura beaucoup d'autres sujets à aborder pour que les gens aient une idée claire des offres politiques qui vont être faites lors des prochaines élections.

La Modératrice : Merci beaucoup, Mme Richer. Est-ce que nous avons d'autres questions en français?

M. Carabin (François) : François Carabin à l'appareil. Est-ce que vous m'entendez bien?

La Modératrice : Oui, très bien.

M. Carabin (François) : Bonjour, Mme Anglade.

Mme Anglade : Bonjour.

M. Carabin (François) : Sur le sujet de la pandémie, je voulais vous entendre sur les tests de dépistage. La semaine dernière, le premier ministre semblait avoir ouvert la porte à des tests aléatoires, peut-être, dans les écoles. Là, vendredi, la directrice régionale de santé publique de Montréal a un peu contredit ses propos. Qu'est-ce que vous aimeriez entendre, en fait, cette semaine, sur la question du dépistage?

Mme Anglade : En fait, dans la question du dépistage, c'est vraiment... ça a été la confusion des genres. Ça a été la confusion des genres depuis le début puisque, ces tests-là, on en parle depuis le mois de septembre, depuis le mois d'octobre. Ce que j'aimerais entendre, c'est qu'il y ait une personne qui soit responsable de regarder l'application des tests rapides, comment ils peuvent être utilisés, comment ils peuvent être déployés.

Puis, vous savez, on a des tests rapides, au Québec, qui dorment sur des tablettes. Ça, c'est une chose. Mais il y a plein de tests rapides, dans d'autres pays, qui pourraient être utilisés, des approches que l'on pourrait tester. Il y a eu des approches qui ont été faites, par exemple, à Laval, où ça a donné des résultats.

J'aimerais bien qu'il y ait quelqu'un en place, puis ça, je l'ai déjà mentionné au premier ministre à plusieurs reprises lors de nos appels hebdomadaires, qu'il y ait quelqu'un qui prenne ça en charge puis qui se dise : O.K., voici de quelle manière on peut faire avancer le Québec avec ces tests-là et ce qui existe à travers le monde. Il faut un leadership assumé sur cette question-là, et là on n'en a pas. Donc, c'est la confusion des genres. J'aimerais de la clarté et du leadership sur cet enjeu.

M. Carabin (François) : Parfait. Merci. Sinon, sur un autre sujet, bon, il y a un projet de loi important qui s'en vient, sur la langue française. Quelle est la position que vous allez adopter sur ce dossier-là? Et est-ce que ça va, disons, se différencier de ce qu'on a pu entendre dans le passé du Parti libéral du Québec?

Mme Anglade : Bien, je pense qu'on a déjà, lors de la dernière session, écrit sur la question, pris des positions en faveur non seulement de la défense du français, mais de toute la promotion qu'on doit faire du français. Mais vous conviendrez qu'on parle de ce projet de loi, mais c'est un projet de loi qu'on n'a pas vu. Alors, on nous demande de commenter ou de dire comment on va se positionner puis comment on va se différencier alors qu'on n'a même pas vu le projet de loi. Je pense qu'on va attendre de le voir pour pouvoir réellement savoir ce qui va se passer. Une chose est claire, on veut un renforcement pour le français. On veut le faire en incluant les différentes communautés, notamment la communauté anglophone… de le faire de manière inclusive. Puis ça, ce message-là, il doit passer également. Et là on va voir ce que le gouvernement aura à présenter, et là on pourra se positionner de manière plus claire par rapport aux propositions gouvernementales.

M. Carabin (François) : Merci.

La Modératrice : Olivier Bossé, Le Soleil, maintenant. M. Bossé, est-ce que... Je crois que vous êtes sur «mute». M. Bossé, est-ce que vous avez une question finalement à poser? Non?

Mme Anglade : Il apparaît à l'écran, par contre.

La Modératrice : Vous êtes sur «silencieux», M. Bossé.

Mme Anglade : J'ai l'impression que ça ne doit pas marcher. Il parle, puis j'ai l'impression que ça ne doit pas marcher.

La Modératrice : M. Bossé, je crois que vous êtes sur… Il va nous écrire la question.

Mme Anglade : Ah! d'accord, très bien.

La Modératrice : On peut peut-être, en attendant, passer aux questions en anglais et on reviendra à M. Bossé par la suite.

Mme Lévesque (Fanny) : Moi, j'en ai une en français.

La Modératrice : Ah! Mme Lévesque.

Mme Lévesque (Fanny) : Oui, bonjour, Mme Anglade. Je voulais savoir... On apprend ce matin qu'il va y avoir certains délais, là, supplémentaires dans la vaccination, entre autres les RPA, qui devaient commencer… vont devoir être reportés. Je voulais vous entendre… Est-ce que, selon vous, la stratégie du gouvernement Legault est la bonne en termes de vaccination? Et est-ce qu'il y a des... On comprend qu'on dépend beaucoup du fédéral, là, sur l'approvisionnement. Est-ce que, vous, il y aurait des choses que vous auriez faites différemment, peut-être, pour avoir un sort différent qu'on connaît aujourd'hui?

Mme Anglade : Bien, c'est sûr que c'est une question qui me préoccupe, la question des dates de vaccination et toute la question de l'approvisionnement.

D'abord, je vais dire la chose suivante, peu importe la stratégie de vaccination, il ne faut pas que cette stratégie de vaccination là réduise nos chances d'aller obtenir les doses dont nous avons besoin. Ça, c'est le premier principe.

Le deuxième principe, je vous dirais, c'est un principe de précaution. Le gouvernement ne nous a pas nécessairement habitués à un principe de précaution. On l'a vu avec les masques. On l'a vu avec la ventilation. On l'a vu avec les tests rapides. Ce n'est pas un gouvernement qui nous a habitués à ce principe de précaution là.

Alors, c'est une question qui me préoccupe. On va la suivre de très près. Il y a beaucoup de scientifiques qui se positionnent par rapport à ça. On veut faire la bonne chose pour la population. Mais encore une fois c'est une question qui me préoccupe.

Mme Lévesque (Fanny) : Quand vous parlez du principe de précaution, qu'est-ce que le gouvernement aurait dû adopter, à votre avis, précisément, sur la vaccination, qui aurait pu faire une différence? Quand vous faites allusion au principe de précaution, qu'est-ce que vous voulez dire par rapport à la vaccination?

Mme Anglade : Le principe de précaution, ça aurait été — alors je fais des comparables — pour les masques, les utiliser beaucoup plus tôt, les tests rapides, de les utiliser beaucoup plus tôt, sur la question de la ventilation, de se poser les questions dès que les experts soulèvent ces enjeux-là. Aujourd'hui, il y a quand même des questions par rapport aux doses, si elles doivent être faites plus tard, plus tôt, et le choix qui est fait au Québec.

Je veux juste m'assurer que les questions que l'on doit se poser se posent présentement auprès du gouvernement, et qu'il ne faut pas arriver plus tard pour dire : Ah! bien, finalement, on va changer la stratégie trois semaines, quatre semaines, cinq semaines plus tard, et qu'il va falloir qu'on ramène les doses plus tôt.

C'est ce que je veux dire par le principe de précaution. Et ce n'est pas quelque chose à laquelle le gouvernement nous a habitués dans les prises de décision. Moi, je l'encouragerais, et je vais le faire encore cette semaine, dans notre rencontre hebdomadaire avec le premier ministre… de dire : Pour la vaccination, assurez-vous d'avoir fait le tour de tous les experts, de tous les comités, pour voir s'il y a quelque chose d'autre qui devrait être modifié par rapport à la stratégie.

Alors, je ne suis pas une experte du domaine. Je ne suis pas à la table avec l'ensemble des experts autour. Mais, si je me fie à ce qui s'est passé, par le passé, dans les décisions prises par le gouvernement, moi, je les inviterais à faire preuve de très grande précaution et de s'entourer des meilleurs experts pour prendre leurs décisions.

La Modératrice : Merci, Mme Lévesque. On va maintenant passer aux questions de M. Bossé. Donc, M. Bossé se demande si c'est absolument… la présence à l'Assemblée nationale pour la session doit être présentielle absolument.

Mme Anglade : Bien, écoutez, on a de… C'est évident qu'il y a des portions de travail qui sont très difficiles à faire à l'extérieur de l'Assemblée nationale, on va se le dire, que ce soient les périodes de questions, les… Pour n'importe qui qui a assisté à des commissions où il faut adopter, article par article, des projets de loi, vous savez à quel point c'est difficile. Les recherchistes sont à droite. Il y a des amendements qui sont faits. On interrompt la commission. On essaie d'amener de nouvelles propositions. Faire tout ça à distance, c'est extrêmement laborieux. Mais je pense que c'est un peu ce qui va être discuté avec les leaders, voir ce qui peut être fait de manière virtuelle ou pas. Mais c'est évident que l'ensemble des travaux de l'Assemblée nationale à distance, ça me paraît un peu illusoire que de penser que ça va être faisable.

La Modératrice : Merci beaucoup. Et encore une question de M. Bossé. La porte-parole de la Capitale-Nationale a encore changé. Est-ce que la patate chaude, c'est le tramway… s'attend à ce que ce soit au coeur de l'actualité, cette session, la question du tramway?

Mme Anglade : Bien , j'imagine que la question du tramway va être au coeur des débats pour la Capitale-Nationale. Vous avez vu comment le gouvernement a tergiversé sur cet enjeu-là, comment les députés qui s'étaient déjà prononcés, certains en faveur, certains contre, au sein de la Coalition avenir Québec, ils sont restés très silencieux par rapport à cet enjeu-là. C'est certain que ça va revenir à l'avant-scène, et qu'on va vouloir être très présents là-dedans, et qu'on arrête de tergiverser sur la question du tramway.

La Modératrice : Merci beaucoup. Donc, ça va faire le tour pour les questions en français. Je vais prendre les questions en anglais maintenant.

Mme Senay (Cathy) : Good morning.

La Modératrice : Good morning.

Mme Senay (Cathy) : Do you want me to go first?

La Modératrice : You can go.

Mme Senay (Cathy) : OK, good morning. Ms. Anglade, you were talking about the parliamentary session being on a virtual mode. Perhaps, this is what Simon Jolin-Barrette would like to see. But, remember, in the fall, you questioned the Premier on rapid tests. You questioned the Premier on ventilation. You questioned the Premier on so many issues during question period. And you can see today that the House of Commons is going back on a hybrid mode. How important, crucial, for Opposition parties… to be there in person next week?

Mme Anglade : I believe it is important for us to be in person in many of the activities that we have in Parliament. The leaders are currently having conversations to decide what is feasible virtually versus what is feasible physically. But I believe that it's going to be extremely hard to hold the question period virtually. I think it's going to be extremely tough. So that's why I believe we need to find every single alternative in order to make sure that democracy lives and is alive and well in Québec. And, if it means that we reduce… It could be different things. We have reduced the number of the people sitting in the salon bleu. We've done a number of things at the National Assembly, and I don't think this is a place where it has been unsafe in terms of pandemic.

So, again, I'm going to let the leaders work things out. But I believe that there is a need for us to be physically at the National Assembly to make sure that we can ask those questions and get the answers we need.

Mme Senay (Cathy) : I know that Liberals have been quite active in the discussions with Jews' communities in Montréal, theHasidic Council, for example. There was a lot of confusion over the weekend, with police forces intervening. Now, the Hasidic Council wants to propose to the Government to relax the rule and allow 25 people for religious gatherings. What's your position on this?

Mme Anglade : Listen, whatever rules we have, first of all, they have to be supported by Public Health. And, once we have the rules, they have to be applied everywhere. And, if there's a way that Public Health proposes new things for a religious group, that's one thing. But, again, I think the rules are clear. I was asked the question earlier, whether they need to be even clearer. There's no harm in making them even clearer and repeating those rules. But, at the end of the day, the rules have to be respected.

Mme Senay (Cathy) : Thank you.

Mme Anglade : Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup. Est-ce que nous avons d'autres questions en anglais?

M. Authier (Philip) : I have one.

La Modératrice : Yes, go ahead.

M. Authier (Philip) : How are you?

Mme Anglade : Another person that I can't see.

M. Authier (Philip) : Yes. Excuse… the background is piles of junk.

Mme Anglade : No, it's better than in my office, Phil. Don't worry about it.

M. Authier (Philip) : Just to follow up on Cathy's question about the religious institutions, they sort of sprung that at the last minute, on Friday afternoon, and there was lots of confusion about what the rules would be, and so hence we saw the results over the weekend. How do you think they handled announcing this change, some change?

Mme Anglade : For sure, there needs to be more explanations, Phil. And, where there is confusion, people will interpret things different ways, and we've seen it over and over in the last few months. So that is why, again, earlier, I said : The rules need to be clarified. That's one thing. And then, once the rules are clarified, they need to be followed. So was there confusion around the rules and what was issued on Friday? Yes, but, at the end of the day, we need everybody's cooperation to follow those rules.

M. Authier (Philip) : And as my second question, today is the first anniversary of the first case that was found, in Canada, of COVID.

Mme Anglade : You're right.

M. Authier (Philip) : I believe that it was the case in Ontario. How would you, in general, assess the Legault Government's management of the crisis?

Mme Anglade : I'll let you do the full analysis. But clearly there are many, many, many questions that have not been answered in terms of this pandemic, a number of issues for which we don't have answers, such as the protection, the equipment that was not available, transfers of patients and employees, the fact that testing was not done properly initially and the fact that all those issues in the first wave are still happening in the second wave. We can say : At the beginning, the Government did not know better.

But, at the end of the day, things that have happened in the first wave happened in the second wave. And this leads, to me, to a fundamental question, which is we need to have a public inquiry. It is really important. I did spend time with «la commissaire», Mme Castonguay, last Friday. But one thing that came out loud and clear for me is that she will not answer the questions that we need to have answered. She will answer part of those questions, but, definitely, we need an independent inquiry.

M. Authier (Philip) : So the Castonguay option does not suffice?

Mme Anglade : Absolutely not, and I can say this after meeting with her for over an hour and a half. I can definitely say that.

M. Authier (Philip) : Thank you.

Mme Anglade : Thank you.

La Modératrice : Merci beaucoup. Nous avons maintenant une question de Felicia, de Global News.

Mme Parrillo (Felicia) : Hi, do you hear me?

Mme Anglade : Yes, we hear you.

Mme Parrillo (Felicia) : Good. Good morning. I wanted to hear you on the exemption for the homeless. I know that this has been a topic of conversation, I'm sure you know, for quite a while now. The Premier has been asked about this multiple times. And then, this morning, there's a Montréal-based group in court that have filed a legal challenge asking for the homeless to be exempt. What are your thoughts on it?

Mme Anglade : I have a hard time understanding the position of the Government on this one. You look at the OntarioGovernment, and the way they decided to go, with an exemption, I think it's probably the right way. It's the right way to approach the situation. We have somebody that died because of that. I mean, this is the reality. And, during our last call, Premier Legault, last week, said : You know, other than this case, like, do you have other cases? We have other cases. And I submitted a number of cases from my own riding, where we have issues. I think we need to be… We need to realize that what's being done right now is not really helping, and that's why they should really rethink their strategy. And the fact that Mr. Legault said that anybody could be… could just call themselves homeless just demonstrates the fact that they have a hard time understanding what's going on on the ground.

Mme Parrillo (Felicia) : Thank you. And another thing I wanted to ask you about was… We're hearing some people complaining about not being able to buy kids' clothing or shoes because it's not on the essential list and we heard that the PQ is asking for the Legault Government to put this on the essential list. What are your thoughts on that?

Mme Anglade : Well, having kids myself, I was asking myself the question : If I have a boot that goes missing, or a shoe, what am I going to do? So l think there are exceptions that are acceptable. So, if we can make sure that parents can find the right outfit for their kids… It was not essential back in the summer because it was summertime, and, of course, we didn't need to make sure that the kids were all… were properly covered. But now we're talking about kids going to school. We're talking about kids going to day care. It's cold outside. We just need to make sure that, if there is a need, we find a way to fulfill it.

Mme Parrillo (Felicia) : Thank you so much.

Mme Anglade : Thank you.

La Modératrice : Merci. Nous avons également une question de Maya Johnson, CTV, qui nous a écrit une question. Donc, je vais la lire. Do you think the Legault Government has benefited from changes in communication imposed by the pandemic? How much of a disadvantage does this create for the Opposition parties?

Mme Anglade : The beginning of the question, Léa, do I believe that there was an advantage in…

La Modératrice : …communications imposed by the pandemic.

Mme Anglade : For sure, the Government has been very present from a communication standpoint, which is a good thing in terms of sending the right information to the whole population. Any government benefits from a situation like this because people want to rally behind their government. But, as time goes, they will need to demonstrate that they've taken the right decisions. And, most importantly, I'd say that they will need to show that they have integrated everything that has happened in a vision that we need to have for Québec in the future. And that's what we will be working on, as the Liberal Party of Québec, and I'm sure our proposal is going to be a progressive one, a modern one, versus an approach that, so far, has been quite conservative from the Coalition avenir Québec.

La Modératrice : J'ai une petite clarification de Mme Johnson, qui dit... qu'est-ce qu'elle essaie de savoir, en fait, c'est quoi, les avantages qu'ils ont toute la place… la plateforme pour des communications, et les oppositions n'ont pas cette place-là, donc, de…

Mme Anglade : That's why it is critical for us to actually have a democracy that's alive and well, that we can have a forum where we can ask questions, that we are in an environment where they are held accountable for the decisions that they make. And the conversation around opening the National Assembly next week is critical because of that. So, of course, they had a lot of media space. Again, it's normal, but there is also a place for the Oppositions. And I want to make sure that the official Opposition can ask all… we can ask all our questions and we will certainly start doing so next week. That's what we hope, at least.

La Modératrice : Merci beaucoup. Oui, donc, nous avons une dernière question, je crois, de Patrick Bellerose. M. Bellerose, vous voulez poser votre question?

M. Bellerose (Patrick) : Oui, c'est juste pour une petite précision. Je vais mettre la caméra pour... Voilà. Oui. Vous avez beaucoup parlé de reprise des travaux, peut-être, en virtuel, mais, selon nos infos, le gouvernement voudrait carrément reporter d'une semaine ou deux la reprise des travaux parlementaires. Juste savoir, là, préciser… Si je comprends bien, vous n'êtes pas du tout d'accord avec cette approche-là?

Mme Anglade : Écoutez, je vais laisser les leaders... Les leaders sont en train de discuter puis d'échanger là-dessus. Donc, je vais laisser les leaders faire leur travail. Si vous me posez la question, je souhaite que le plus rapidement possible… On avait les travaux la semaine prochaine… que les travaux reprennent et qu'on puisse poser des questions. On a beaucoup de questions à poser.

Vous savez, François Legault avait refusé à plusieurs reprises de tenir des appels hebdomadaires. La dernière fois, ça a été accepté le dernier jour de la dernière session. On peut poser des questions. On peut faire des suivis. Mais, de manière optimale, on a besoin d'avoir un mécanisme qui nous permet de poser des questions, d'avoir des réponses, d'amener aussi des propositions qui sont constructives. Donc, moi, je souhaite la reprise des travaux le plus rapidement possible.

M. Bellerose (Patrick) : Merci.

La Modératrice : Merci beaucoup, M. Bellerose. Donc, je crois que ça met fin maintenant au point de presse. Merci beaucoup, Mme Anglade.

Mme Anglade : Alors, merci à tout le monde. Au plaisir de se revoir physiquement.

M. Bellerose (Patrick) : Merci, au revoir.

La Modératrice : Au revoir.

(Fin à 9 h 33)

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