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Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé et services sociaux, et Mme Ruba Ghazal, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de transports

Version finale

Le mercredi 16 septembre 2020, 8 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-six minutes)

Mme Ghazal : Alors, bonjour, tout le monde. Ce matin, on apprend, dans un article de Radio-Canada, qu'un groupe composé, entre autres, de gens d'affaires donne des recommandations au gouvernement, au ministre de l'Environnement, Benoit Charette, pour son plan d'économie verte. Et, en fait, ce qu'on se rend compte... On n'a pas accès à ce rapport-là, mais, selon les mesures qui ont coulé dans les médias, on voit qu'il y a des mesures qui vont beaucoup plus loin que ce qui avait coulé dans les médias au mois de juin, le torchon que le ministre avait présenté... n'avait pas encore présenté, mais qui avait coulé, avec les mesures qui ne nous permettaient pas, selon les experts, d'atteindre même pas la moitié de nos réductions d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Maintenant, avec tout ce travail sérieux qui a été fait par ces gens-là, notamment aussi des groupes écologistes, il reste à savoir, dans le plan d'économie verte, le PEV, que le ministre va déposer très bientôt, selon ce qu'il nous dit, dans quelles proportions il va prendre ces mesures-là. Est-ce qu'il va les prendre toutes ou seulement quelques-unes?

Et ce qui est important aussi, en même temps que le ministre fait travailler ces gens-là sérieusement pour nous permettre de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre les changements climatiques, en même temps qu'il fait ça, bien, s'il veut être cohérent, il faudrait que des projets comme le troisième lien, ou GNL Québec, ou d'autres projets polluants, bien, que ça soit non, puis qu'il ne les autorise pas s'il veut être vraiment cohérent.

Et aussi il y a toute la question de la volonté de ce gouvernement-là dans les infrastructures vertes. Et là je parle, par exemple, du transport en commun, qui est un élément important aussi pour la relance économique. On a regardé ce matin, au feuilleton, il n'y a toujours rien. Il n'y a toujours pas de projet de loi spécifique pour la ligne bleue, alors qu'on se rappelle, avec le projet de loi n° 61, le ministre faisait du chantage et le gouvernement faisait du chantage aux oppositions en nous «shamant» parce qu'on ne voulait pas adopter ce projet de loi qui était mal foutu, et en disant : Bien, c'est à cause des oppositions qu'il n'y aura pas de ligne bleue. Merci.

M. Zanetti : Alors, toujours en matière d'environnement, je vais parler ce matin de la question de la fusion potentielle des bureaux de projet du tramway et du troisième lien, qui pourrait avoir des impacts catastrophiques sur la Capitale-Nationale. Le bureau de projet du tramway est en avance de 24 mois sur le bureau de projet du troisième lien. Deux ans d'avance. Avec l'idée qui a été semée, de dire : On pourrait fusionner les deux, là, ce que ça aurait comme impact concret, c'est de retarder de deux ans le projet structurant de tramway dans la Capitale-Nationale.

Alors là, on a un gouvernement, d'un côté, qui nous dit : On veut aller dans le sens de l'environnement, on veut limiter les gaz à effet de serre, on veut accélérer les projets d'infrastructure, et qu'est-ce qu'il fait dans la réalité? Exactement le contraire. Il y a un projet, dans la capitale, qu'il est en train de vouloir retarder de deux ans, un projet essentiel pour la lutte aux GES, et puis là on le laisse de côté. Alors, je pense que c'est complètement irresponsable. Puis, quand on veut évaluer les vraies intentions d'un gouvernement comme ça, il vaut mieux regarder ce qu'il fait dans le concret que ce qu'il annonce, ce qu'il dit et ce qu'il prétend.

Je ne sais pas si vous avez des questions…

M. Lacroix (Louis) : Oui. M. Zanetti, est-ce que vous avez été inquiet, inquiété, en fait, du ton adopté hier par M. Legault, M. Dubé, M. Arruda en conférence de presse? Est-ce que cette espèce de ton alarmiste là… M. Legault a dit que la situation était critique. Est-ce que ça vous inquiète? Est-ce que vous avez senti, là-dedans, là, que les Québécois devaient s'inquiéter de la situation de la pandémie?

M. Zanetti : Bien, moi, je suis personnellement très préoccupé de ce qui se passe. Je pense qu'il faut prendre la situation très au sérieux. Ce qui me préoccupe, par contre, c'est que je n'ai pas l'impression que le gouvernement lui-même a pris la situation suffisamment au sérieux dans les bons temps.

On est en pleine pandémie mondiale, puis ils ont changé le ministre de la Santé. Et là on regarde, là, que, dans les écoles, ils ont de la misère à se coordonner les informations, à avoir les listes des personnes infectées, et tout ça. On vient d'imposer au système d'éducation une réforme de structure en profondeur en abolissant les commissions scolaires. Tu fais ça en pleine pandémie, pour moi, c'est quelque chose d'irresponsable, qui n'est vraiment pas à la hauteur des grands gestionnaires d'expérience que ces gens-là prétendaient être. Alors, des choses qui sont extrêmement irresponsables qui ont été faites, et, moi, c'est principalement ça qui m'inquiète.

Et on voit la tendance venir, là, de vouloir accuser les gens puis leur remettre, à des citoyennes et des citoyens, là, la faute, là, leur remettre sur eux la faute justement de ce qui est en train de se passer. Bien, je pense qu'avant de faire ça le gouvernement devrait commencer par regarder qu'est-ce que lui peut faire, puis faire le maximum, parce qu'en ce moment, là, alors que, pendant l'étude des crédits, ils nous disaient, tout l'été : Ah oui! On se prépare, on va être prêts, on a tiré nos leçons de la première vague…

Regardez le dépistage à Québec, dans la Capitale-Nationale, les gens reçoivent, cinq jours après, un appel leur disant de s'isoler rétroactivement. J'ai vu des courriels, moi, de ça. Le 9 septembre, on annonce à quelqu'un : Il faut que vous vous isoliez à partir du 4 septembre. Comment les gens sont supposés faire ça? Et je ne blâme pas la Santé publique là-dedans, mais les ressources ne sont pas là. Aïe! On est au début, là… au moment où je vous parle de ces faits-là, là, on était peut-être au début de l'alerte jaune, on n'était pas... puis, même là, ils n'étaient pas prêts.

Alors, on a un gouvernement qui est en improvisation, qui ne se prépare pas, qui dit qu'il est prêt, qui dit qu'il a appris des leçons. Mais les gens qui étaient là à la première vague, il les change de place. Il fait des réformes de structure en éducation. Puis, après ça, qui qu'il accuse? Des citoyennes et des citoyens de partout au Québec, en plus sur la base de fausses informations.

M. Bérubé (Patrick) : …partis d'opposition qui réclament la publication des projections, comme ce qui a été fait, d'ailleurs, au printemps, parce que l'annonce a bien beau avoir l'air solennel, mais on n'a aucune donnée qui nous permet, nous aussi, de constater, là, la gravité, là, de la situation. Est-ce que vous êtes d'accord aussi avec ça?

M. Zanetti : Oui, il y a un enjeu de transparence qui est vraiment important, là. On voit qu'il y a une baisse de confiance envers le gouvernement, et les informations qui viennent, puis, on le voit, ça s'exprime de toutes sortes de façons. Et je pense que la solution à ça, c'est la transparence.

La transparence, on l'a aussi demandée pour savoir quelles étaient les modalités des ententes que le gouvernement concluait avec des compagnies, là. Dans l'étude des crédits, on demandait : Oui, mais là vous avez fait des ententes avec des… pour acheter des masques, combien ils vont vous coûter? Qu'est-ce qui se passe avec les vaccins? Comment vous vous préparez? Et puis là, bien, on est vraiment, en ce moment, dans un mode où on ne révèle pas ces choses-là, et ça, ça ne peut pas être bon pour la confiance envers le gouvernement.

M. Lacroix (Louis) : Mais, compte tenu de ce qu'on a dit hier en conférence de presse, de ce qu'a dit M. Arruda, là, en disant, bien, que la deuxième vague pourrait être jusqu'à trois fois plus importante que la première, est-ce que vous avez l'impression qu'on prend suffisamment de moyens auprès de la population, par exemple, pour éviter que cette deuxième vague soit aussi néfaste que la première? En d'autres termes, est-ce qu'on devrait être plus sévères, à votre avis, auprès des bars, entre autres, auprès de commerces?

M. Zanetti : Oui, c'est une bonne question. Je ne veux pas comme outrepasser mon rôle puis entrer dans un débat qui est d'ordre scientifique. La question de savoir jusqu'où on doit aller dans les mesures sanitaires, je pense qu'elle appartient aux scientifiques. Il faut qu'elle reste là. Par contre, ce qu'on peut dire, c'est que, politiquement, le gouvernement, sa responsabilité, ce n'est pas d'établir où on met la ligne — ça, c'est la Santé publique — mais c'est de donner les moyens aux gens de travailler. Et, pour moi, il est là, le principal problème et le principal reproche qu'on fait au gouvernement en ce moment, là. On a… Les gens... La Santé publique n'a pas les moyens de mettre en place ce qu'il faut, et ce que ça fait, c'est que la deuxième vague va être probablement pire qu'elle pourrait être.

M. Bergeron (Patrice) : Mais on ne sait toujours pas ce qu'il recommande, par exemple, M. Arruda, à M. Legault. Qui est-ce qui fait le tri là-dedans, ça, on ne le sait pas non plus. On ne sait pas quel genre de discussion ils ont, puis qu'est-ce qui est recommandé par la Santé publique, puis qu'est-ce que le premier ministre retient, lui. On ne le sait pas, ça.

M. Zanetti : Effectivement, on ne le sait pas, et c'est un problème. Il y avait des... On a vu, je pense, dans le cadre de la première vague, que plusieurs semaines après, plusieurs mois après, on révélait, par des courriels qu'ils s'étaient échangés, que, finalement, il y avait souvent un délai entre une recommandation de la Santé publique et l'application par le gouvernement de ces mesures-là.

Moi, je voudrais pouvoir vous dire qu'aujourd'hui ça ne se passe pas, mais je ne le sais pas, et ça, c'est problématique. Il faut qu'on sache qui mène. Il faut qu'on sache si le gouvernement écoute la Santé publique comme il faut. Pourquoi est-ce que ça a pris tant de temps entre l'événement du karaoké au bar Kirouac à Québec et le fait d'interdire les karaokés? Est-ce que c'est parce que le gouvernement a hésité? Est-ce que c'est parce qu'on a perdu des journées précieuses pour des raisons politiques? Si c'est le cas, c'est grave, et il faut qu'on le sache, et, en ce moment, il n'y a pas de transparence là-dessus.

M. Carabin (François) : M. Zanetti, vous aviez levé des drapeaux rouges quant à l'utilisation d'une application de notification sur la COVID-19. Avec l'augmentation des cas des derniers jours, le passage, donc, de huit régions dans le jaune, est-ce qu'il faut réévaluer…

M. Zanetti : Bien, les enjeux éthiques sont importants par rapport aux applications de traçage. C'est clair et c'est pour ça qu'on lève des drapeaux rouges. Mais il y a aussi des enjeux très, très techniques, là. C'est-à-dire que la technologie Bluetooth utilisée fait en sorte que vous pouvez, par exemple, être dans une voiture, puis l'application va considérer que la personne qui est dans la voiture à côté, dans le trafic, la fenêtre fermée, vous l'avez côtoyée, puis elle va vous dire, si elle a eu la COVID : Allez vous faire tester. Et juste, disons, la surévaluation, pour des raisons techniques, que créerait l'utilisation de telles applications surchargerait complètement les centres de dépistage, à notre avis.

Puis, en ce moment, là, quand on regarde ce qui se passe, on voit que ce serait le bordel. Depuis qu'il y a eu l'éclosion au Costco, là, à Québec, là, et qu'on a dit aux gens : Allez tous vous faire tester si vous êtes allés au Costco, là, bien, c'est là qu'a commencé vraiment les délais de dépistage et de traçage, et qu'on a un peu perdu le contrôle, j'ai l'impression. Donc, en ce moment, imaginez s'il y avait eu cette application-là qui dit à tout le monde qui était dans le trafic à côté de quelqu'un, dans une autre auto, qu'il avait la COVID, ça serait juste ingérable.

M. Pilon-Larose (Hugo) : …la manifestation qu'il y a eu hier, devant le parlement, de complotistes, souhaitez-vous que le gouvernement vienne encadrer les manifestations, peu importe la cause, notamment en demandant aux gens, s'ils manifestent, de porter le masque?

M. Zanetti : Bien, ce qui est certain, là, c'est que le droit de manifester, il faut le protéger. Il faut que ça demeure. Il faut trouver un équilibre entre ce droit de manifester là et les mesures de santé publique. Ce n'est pas parce que c'est une manifestation pour exprimer un point de vue politique qu'il faut que ça soit exempté d'efforts de santé publique. Alors, il faut que le gouvernement donne des balises claires là-dessus, puis qu'elles soient respectées, puis je pense qu'on peut trouver un équilibre là-dedans.

M. Robitaille (Antoine) : Ça passe par quoi, l'équilibre?

M. Zanetti : Bien là, c'est une question qu'il faudrait évaluer avec les scientifiques de la Santé publique, là. Mais c'est un équilibre entre la capacité de se mobiliser, de montrer puis d'exprimer un point de vue, puis, en même temps, de ne pas mettre en danger la sécurité puis la santé publique, là. Je pense qu'on peut trouver un équilibre là-dedans. Il y a des mesures de distanciation sociale. Si on est capables de les respecter dans un autobus, on est capables de le faire devant l'Assemblée nationale.

M. Robitaille (Antoine) : …précisément trouvent que c'est inutile, puis qu'ils sont opposés à ces limites-là, comment on fait?

M. Zanetti : Bien, je pense qu'il faut... Il ne doit pas y avoir des mesures qui sont différentes pour les gens qui manifestent des mesures qui sont pour les gens qui ne manifestent pas, là. Je pense qu'on n'a pas à faire un cas spécial parce que c'est une manifestation. Il faut qu'on ait, dans les deux cas, des mesures de santé publique qui sont sécuritaires pour tout le monde.

M. Robitaille (Antoine) : Les policiers doivent intervenir ou pas?

M. Zanetti : Bien, ça, c'est une question... Tu sais, je pense que, de façon plus générale, là, la question que vous me posez m'amène sur la question de la place de la répression dans ce phénomène-là, et je pense que ce n'est pas, actuellement, là, la répression qui est la solution. Si on voit qu'un nombre grandissant de Québécoises et de Québécois n'ont pas confiance envers les informations scientifiques que le gouvernement donne puis les consignes de la Santé publique et qu'ils pensent qu'il y a là un complot, je pense que ce n'est pas en les réprimant qu'on va les convaincre. Je pense qu'il y a un effort extrêmement important de dialogue et de relations publiques à faire dans ce cas-là.

M. Robitaille (Antoine) : Il y a un danger de contamination. Les rassemblements… On n'est pas censés pouvoir se rassembler plus qu'un certain nombre de personnes, puis eux, ils excèdent les...

M. Zanetti : Bien, il faut faire appliquer la loi de façon égale dans tous les contextes et trouver les mesures sanitaires qui sont réglementaires. Mais la question... Je pense qu'ici, ce qui va être beaucoup plus efficace d'un point de vue de la santé publique, là, pour faire diminuer le nombre de gens qui n'ont plus confiance en la science, là, puis en les consignes scientifiques, c'est vraiment de la communication. Il faut voir qu'est-ce que ces gens-là pensent, avec quelles informations ils ont été mis en contact, et où ils ont été mis en contact avec ces informations-là pour créer en eux une telle méfiance, et il faut agir là-dessus. Il faut aller les rejoindre là où les gens prennent ces informations-là. Alors, si ces gens-là, par exemple, se sont déconnectés des médias traditionnels, bien, il faut aller les voir où ils sont puis communiquer sur ce terrain-là aussi.

Alors, je pense que l'enjeu, il est là. Il faut avoir un enjeu qui est... pas un enjeu, mais une attitude qui est d'ouverture parce que c'est des gens qui méritent le respect, là. Il faut donc les convaincre, et on ne fera pas ça, on ne les convaincra pas en les réprimant puis en les insultant.

Il faut aussi... Je pense que... Moi, j'ai une certaine inquiétude par rapport à certains leaders, dans ces milieux-là, qui sont assez inquiétants, reliés à l'extrême droite. Et je pense qu'il faut qu'on soit très vigilants par rapport à ça, et que la meilleure façon d'enrayer ce phénomène-là ou de le voir reculer, je pense, c'est avec l'information, la bonne foi et une stratégie avec des moyens pour faire des bonnes relations publiques là-dessus.

Mme Crête (Mylène) : Mais vous ne pensez pas que ça témoigne du fait que les consignes de la Santé publique sont inapplicables dans le cas des gens qui sont récalcitrants?

M. Zanetti : Bien, ça n'en témoigne pas. Moi, par exemple, hier, en quittant le parlement, j'ai pris l'autobus, puis il y avait près de moi un homme avec un masque rouge et une pancarte, qui venait probablement de la manifestation, et puis il mettait son masque, et puis il n'a pas essayé de... Donc, je comprends, mais je pense que ce n'est pas inapplicable. Maintenant, après ça, il faut que le gouvernement statue. Il faut qu'il mette des règles de santé publique, mais qu'au nom de la santé publique il fasse respecter les règles partout de la même façon.

Mme Senay (Cathy) : Is it a risky business for the Government to point to citizens? For example, yesterday, the Health Minister was giving examples, including this hairdresser in Thetford Mines, so pointing and targeting some examples, putting the fault on citizens, but not giving the means to citizens… Like, what do you see as a risky business here… the process and the results may be a fine?

M. Zanetti : It is a real problem. The Government, before starting to accuse people of not doing... of not being responsible, accuse citizens of being not responsible, he should take his own responsibilities and begin by giving the health system the means to really face this pandemic, and he's not doing that right now. We're in the middle of a big pandemic, a world pandemic, and he's changing the Minister of Health, creating an uncertainty. And then what he's doing in the education system, he's changing the structures. And how is this good management in a time of crisis?

Mme Senay (Cathy) : ...the testing results.

M. Zanetti : Yes. So I saw this e-mail. It was sent by a citizen. He received the indication of the Public Health to isolate himself, but four days after that he actually received the e-mail. So the e-mail was saying, like: On September 9th, you should be completely isolated in your house, but from September 4th. So there's a problem. This shows that there is a lack of means in the health system to prevent the pandemic and to have a traceability of the COVID-19.

Mme Senay (Cathy) : …the antimask protest. There is a very fine line with this right to protest, basically, and the public health measures. So what should do the Government?

M. Zanetti : Yes. The sanitary measures should be applied everywhere, in demonstrations and outside demonstrations. So the Government has to be clear about what are those measures, and he should apply them, and without... There is a balance possible between the liberty of expression, the freedom of speech, and the sanitary measures. There has to be a balance. It's possible, and the Government has to find a way to do it.

Mme Fletcher (Raquel) : This morning, the Liberals accused the Prime Minister, the Premier rather, of being alarmist, adopting an alarmist tone. Do you agree with that?

M. Zanetti : I think we should be very preoccupied about the situation. We're clearly at the beginning of a second wave for the COVID-19. And the thing that preoccupies me the most is not the tone of the Government, but the fact that he's not taking his own responsibilities. He's accusing citizens of not taking their responsibilities and, in the meantime, he's not giving enough means to the health system to treat this pandemic, to do the tracing of the COVID-19. So that is a real problem.

Mme Fletcher (Raquel) : You mentioned that you were not confident about the way that the Education Minister is handling the plan for a potential second wave.

M. Zanetti : Yes. There's clearly a lack of communication, in the education system, in the managing of all this pandemic. But the problem is that they just got a new reform of structures imposed on them. So it must be really difficult for them. And the question that I ask is : Was it really the good time to do this? Was it the time, in a world pandemic, to do this reform of structures in the education system? It's creating chaos. It doesn't help. That was not a good move. Thank you.

(Fin à 9 h 5)


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