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Point de presse de M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de PME et d’innovation

Version finale

Le mardi 15 septembre 2020, 11 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Onze heures vingt-huit minutes)

Le Modérateur : Alors, bonjour à tous. Bienvenue à ce point de presse du député de Nelligan et porte-parole en matière de PME et d'innovation, M. Monsef Derraji, accompagné aujourd'hui de M. Alain Clavet. M. Derraji, à vous la parole.

M. Derraji : Oui. Bon. Bonjour. Donc, aujourd'hui, je suis accompagné par M. Alain Clavet, qui est le président du Regroupement des actionnaires de Nemaska, pour mettre la lumière sur ce qui se passe à Nemaska, à la mine de Nemaska.

Donc, comment on va fonctionner, je vais laisser M. Clavet mettre la table par rapport à des nouvelles informations qu'il va vous partager aujourd'hui pour la première fois dans le dossier de Nemaska; deuxièmement, pour répondre aux propos du ministre de l'Économie dévoilés hier sur les ondes de Radio-Canada dans l'émission de M. Gérald Fillion; et par la suite je vais revenir faire une conclusion avant de passer à la période des questions.

Donc, la parole est à vous, M. Clavet.

M. Clavet (Alain) : Oui. Bonjour. Bien, écoutez, d'entrée de jeu, je pense que c'est important de mentionner qu'il y a une fausseté qui a été mentionnée par le ministre Pierre Fitzgibbon hier.

Quand le ministre Pierre Fitzgibbon mentionne qu'il n'y a personne qui voulait investir dans Nemaska, c'est faux. Lorsqu'il a mentionné qu'ils ont fait le tour du monde et que, finalement, il n'y avait aucun appétit pour investir, c'est faux. Il y a le groupe EDDA,Ziegler, Ziegler qui est une grande compagnie de construction, qui depuis trois ans veulent investir entre 300 000... 300 millions, pardon, 300 millions et 500 millions de dollars. Alors, ils sont là. Ils étaient là, il y a trois ans, puis là ils se sont fait tasser par Pallinghurst, une première fois, Pallinghurst qui avait une espèce d'option, au fond, sur l'achat, et Pallinghurst l'a laissé tomber.

Et puis, là, finalement, les investisseurs, un peu déçus, bon, ils continuent. Là, il y a le processus d'offre, là, qui a eu lieu récemment. Et ils sont encore là, le groupe est là et non seulement avec Ziegler, mais aussi soutenu par la compagnie Mercedes. Ce n'est quand même pas rien, la compagnie Mercedes. Alors, eux, ils montrent leurs états financiers, 300 millions de dollars dans un relevé de banque : On veut investir. Et puis on dirait qu'il n'y a pas d'appétit. C'est vraiment curieux.

Et même ils ont été... en fait, ils ont été découragés à investir parce qu'ils ont joué tout le jeu, là, ils sont devenus une offre qualifiée. Puis ce n'est pas facile d'être qualifié, il faut être sérieux, là, une offre qualifiée. Et puis, finalement, après ça, ils ont dit : Bon, écoutez, on suppose que notre offre va être bien reçue parce qu'on... et de loin, c'est une offre qui est bien meilleure. Parce qu'au lieu d'avoir une offre qui démolit, qui démantèle Nemaska, comme celle de Pallinghurst avec Investissement Québec, c'est une offre, vraiment, d'investissement pour valoriser Nemaska avec les actionnaires et puis, donc, à la bourse et de ne pas se priver du capital boursier.

Alors, c'est vraiment étonnant d'avoir le ministre de l'Économie, finalement, qui collabore si peu aux investissements au Québec, qui décourage les investisseurs. Et, quand je dis «décourage les investisseurs», ce n'est pas de paroles en l'air, là. Je suis en contact direct, constant, avec Thierry Brutman, qui est le représentant du groupe EDDA en France, et il a dit : Écoutez, on arrive avec du comptant, là, on arrive avec 300 millions, on leur montre nos états financiers. Puis qu'est-ce qu'on nous répond? Bien, voyez, il faudrait faire un dépôt de 27 millions de dollars et puis dépêchez-vous, sinon votre offre va tomber. Puis là, bien, ils disent : Bien, écoutez, c'est bien gentil, offrir comme ça 27 millions de dollars, mais est-ce qu'il va y avoir des frais?, est-ce que c'est gelé pendant deux ans? Pas de réponse, pas de collaboration. C'est assez étonnant. Donc, ils ont été carrément découragés.

Mais, vous savez, quand on investit 300, 500 millions de dollars, il faut quand même voir ce qu'on achète, hein? C'est quand même facile à comprendre. Donc, ils veulent, bien sûr, visiter la mine Whabouchi, qui est dans le Grand Nord, là, qui est à la Baie-James, et puis : Non, non, vous pourriez vous contenter d'un drone. Bien, écoute, franchement, ce n'est pas très sérieux, là. Vous investissez 300 millions de dollars, puis on vous offre un drone?

Alors là, Thierry Brutman a dit : Bien, écoutez, peut-être que c'est la COVID, là, peut-être qu'il y a un problème d'avion; nous, on a des représentants, au Québec, de la principale compagnie d'assurance au monde, là, qui travaillent avec eux dans le domaine minier, puis ils ont dit : Bien, nos représentants du Québec, ils vont y aller, donc ça évite les problèmes d'avion. Puis, vous savez, dans le Grand Nord, la COVID... Il y a une personne au kilomètre carré, alors il ne faut quand même pas exagérer. Bien, ça, ça a été refusé. Et, semble-t-il, ça a été... il y a d'autres personnes qui ont visité le site.

Alors, vous savez, vous êtes un investisseur, vous essayez d'investir au Québec puis vous êtes découragé par le ministre de l'Économie qui fait toutes sortes de déclarations étranges, qui a mentionné, par exemple, que... Il ne comprend pas pourquoi Nemaska est à la bourse. Moi, je suis entouré de financiers, de gens qui ont beaucoup d'expérience puis qui ont dit : Franchement, quelle déclaration incroyable, absurde. Tous les grands projets du monde, dans le domaine minier, sont à la bourse. Pourquoi notre ministre de l'Économie dit : Je ne comprends pas que Nemaska soit à la bourse? C'est vraiment incompréhensible.

Puis ça m'embêtait, ça me chicotait, je me suis dit : C'est quoi, le sens de ça? J'ai compris après. C'est très facile à comprendre. C'est que le ministre Fitzgibbon est en train de vendre son offre. Il est partie prenante. Investissement Québec, notre argent, vos impôts, mes impôts, ils ne vont pas pour la construction de Nemaska, ils vont pour la démolition de Nemaska. Et le ministre Fitzgibbon, qui aurait dû avoir un devoir de réserve... Parce que, quand il y a un processus juridique sous une loi fédérale, comme ça, on n'a pas le droit d'intervenir, c'est de l'ingérence politique. Ouvertement, le ministre Fitzgibbon a fait la promotion d'une offre qui était partie prenante. Ouvertement, il a parlé de Pallinghurst. Ouvertement, il était contre la bourse. Pourquoi il est contre la bourse? C'est simple. Cette offre-là va vers la privatisation, privatisation en faisant fi des actionnaires, en spoliant les créanciers. C'est une espèce d'approche, je dirais, de capitalisme sauvage appliquée à un secteur comme celui-là.

Puis moi, mon intervention aujourd'hui, puis les gens, les actionnaires qui vont manifester tantôt, là, devant le Parlement, ce qu'on veut, c'est simple, c'est très, très simple, ce qu'on veut, c'est que la mauvaise offre, la mauvaise offre d'Investissement Québec qui s'associe à une firme privée d'investissement en Angleterre pour, finalement, démanteler et démolir Nemaska, cette mauvaise… Puis Pallinghurst, d'ailleurs, n'a pas fait la preuve qu'il avait les fonds. Alors, ça, ça risque de ne pas fonctionner. Donc, cette offre injuste pour tout le monde et cette offre qui ne fonctionnera pas, on veut qu'elle soit rejetée. C'est devant les tribunaux, présentement, le juge Gouin regarde ça. On veut que ce soit rejeté parce qu'il y a des vices de forme, l'AMF est sur le dossier, ils n'ont pas donné d'avis aux actionnaires, c'est vraiment n'importe quoi, et qu'on accepte la bonne offre et l'offre qui est là, sur la table depuis des années, avec EDDA, Ziegler et puis Mercedes. Ce qui n'est quand même pas rien, là, Mercedes qui veut investir au Québec. Il faut l'accepter, cette offre-là. Il faut qu'Investissement Québec fasse la bonne chose, c'est-à-dire qu'ils prennent notre argent pour bâtir Nemaska, pas démolir Nemaska. C'est extrêmement important. Puis, de surcroît, en faisant ça, on sauve le 80 millions de dollars qu'ils ont investi dans Nemaska, ça fait que c'est vraiment gagnant-gagnant.

Donc, ma position, la position du regroupement... Dans le regroupement... Vous savez, il y a 25 000 familles québécoises qui ont investi depuis 10 ans. Et l'argent qu'on a mis dans Nemaska, c'est supérieur à ce qu'a mis Investissement Québec. Et nous sommes majoritaires. Alors, imaginez la situation. Nous sommes majoritaires. Nemaska, c'est à nous, c'est notre maison. Puis, tout à coup, le gouvernement, sans nous prévenir, sans nous consulter, sans nous parler, sans nous envoyer un avis, il vend notre propriété à une compagnie étrangère, qui est... En passant, Pallinghurst, c'est une firme d'investissement, hein, ce n'est pas... ils n'ont pas d'expertise particulière dans l'opération d'une mine, alors, contrairement à ce que dit encore une fois... la deuxième fausseté du ministre Fitzgibbon. En fait, c'est la troisième parce qu'il y a aussi le fait que Nemaska n'aurait jamais dû être à la bourse. C'en est une, fausseté, puis une énorme.

Alors, vous voyez, l'objectif est très clair pour nous. L'objectif, c'est que les actionnaires, nous sommes partenaires, on veut continuer à investir, on veut développer le Québec, on veut que ça soit un succès, Nemaska. La filiale lithium, c'est essentiel pour le Québec. Il faut absolument qu'on réussisse. Puis là, avec ce mauvais deal, avec cette mauvaise entente, le ministre Fitzgibbon retarde de trois à cinq ans le développement de la filière lithium au Québec. C'est très grave. C'est dangereux. C'est fondé sur une ingérence politique. Et je pense vraiment que, lorsqu'un ministre dépasse le cadre de ses responsabilités, ça prend vraiment une... Il faut corriger le tir, et c'est, à mon avis, extrêmement important.

M. Derraji : Donc, à la lumière de ces informations, donc, pour nous, ça a été très clair, ça a été très clair aujourd'hui de mettre en lumière les nouvelles informations que M. Alain Clavet vient de rendre publiques. Premièrement, on invite le gouvernement et surtout le ministre de l'Économie de dire pourquoi l'offre de Mercedes-Benz n'a pas été acceptée.

On entend, des propos de M. Clavet, qu'il y avait du sabotage, que le gouvernement n'était pas fiable. Ça mérite des explications de la part du ministre de l'Économie et du premier ministre du Québec pour mettre la lumière sur ce dossier de Nemaska.

Plusieurs hypothèses me viennent à l'esprit quant à l'avenir de l'usine de transformation à Shawinigan. Parce qu'avec l'ingérence et avec ce qui vient de se passer est-ce que ça tient toujours la route, le fait d'avoir cette unité à Shawinigan?

Et, pour conclure, ce gouvernement, depuis le début, il dit que c'est un gouvernement de régions, un gouvernement économique, un gouvernement nationaliste. Aujourd'hui, c'est clairement, clairement... ce n'est pas le cas. Un gouvernement qui a utilisé d'autres moyens pour négocier avec d'autres partenaires, au détriment des actionnaires québécois, sans inclure les actionnaires québécois dans une démarche où ces actionnaires veulent aussi contribuer à ce que Nemaska reste en bourse. Merci.

Mme Gamache (Valérie) : Je veux juste comprendre. Ce que vous demandez, au fond, au gouvernement, est-ce que c'est que les investisseurs soient inclus dans le deal ou c'est carrément que le gouvernement tourne le dos au deal qu'il est en train de conclure?

M. Derraji : Vous voulez répondre? Moi, je peux... En fait, ce qu'on veut, l'information que nous avons aujourd'hui sur la table et l'offre que, personnellement, j'ai vue vient carrément démolir l'argumentaire du ministre de l'Économie. Le ministre de l'Économie, jusqu'à hier, sur les ondes de Radio-Canada, il disait qu'il n'y avait pas d'offre. Aujourd'hui, il y a une offre, il y a une offre sur la table. On n'a jamais entendu parler qu'il y avait une offre sur la table. Donc, il y a une offre sérieuse sur la table. Par rapport aux actionnaires, bien, je peux laisser M. Clavet parler au nom des actionnaires.

M. Clavet (Alain) : Vous voyez, les actionnaires, depuis 10 ans, investissent beaucoup dans Nemaska : 25 000 familles, à peu près 100 millions de dollars. Et puis le ministre Fitzgibbon, dans sa sagesse, a décidé de privatiser. En privatisant, il laisse tomber les actionnaires, il laisse tomber les créanciers. Mais pourquoi privatiser? Pourquoi privatiser? C'est quoi, l'idée? L'idée, c'est une espèce de nationalisme économique tout croche, là, où il dit : Bon, bien, on va contrôler le truc; avant, Investissement Québec avait 10 %, on va monter ça à 50 %. Oui, mais 50 % de quoi? 50 % d'une coquille vide? 50 % d'un deal où il n'y a pas d'argent? Si Pallinghurst laisse tomber, comme c'est prévisible, le gouvernement se retrouve avec une patate chaude, 300 millions. Ce projet-là demande 1,1 milliard. C'est absolument ridicule de se priver de la capitalisation boursière. Il n'y a personne au monde qui fait ça.

Alors, son idée, c'était ça : O.K., j'ai 50 %, j'ai fait un deal, j'ai eu mon 50 % pour pas cher, moi, je sauve ma mise — ma mise, c'est Investissement Québec. Mais, il ne sauve pas sa mise, en faisant ça, il perd le 80 millions qu'il avait mis, il en met un autre 300 millions, puis on se retrouve avec de l'incompétence et pas assez d'argent. Parce que Pallinghurst, encore une fois, c'est une firme d'investissement à Londres, ils font des deals pour avoir le maximum d'actif pour le minimum d'argent. C'est bien correct. Mais ils n'ont aucune… ils ne savent pas comment diriger une mine, ils ne savent pas comment diriger une usine à Shawinigan. Ce n'est pas ça. C'est des gens qui font des deals. Ce n'est pas parce qu'on est capable d'acheter une voiture pas chère qu'on sait comment en construire une. Bon. Alors qu'EDDA et Ziegler, avec Mercedes, le grand financier, c'est Paul Béjean. Paul Béjean, c'est un Roumain qui a de l'expérience dans le domaine du pétrole et dans le domaine du charbon, et il a le comptant qu'il faut pour investir. Puis, lui, il s'intéresse, il veut bâtir Nemaska. Il veut bâtir Nemaska. Ils sont là, puis ils attendent depuis trois ans, puis tout ce qu'ils ont, c'est de la bureaucratie, c'est des...

Vous savez pourquoi est-ce qu'il y a eu toutes ces difficultés? Moi, je le sais pourquoi. Mettez-vous à sa place. À partir du moment où on veut investir dans un pays... Puis le ministre de l'Économie et le gouvernement investissent dans la démolition puis dans la vente des actifs pour une compagnie qui n'était pas en faillite. Comment Nemaska peut être en faillite? Ils ont 50 millions en banque. Ils ont 50 millions en banque. Juste la valeur du lithium, dans le trou, c'est 400 millions de dollars. Et la valeur actualisée de Nemaska Lithium, c'est 3,1 milliards, selon les rapports, là, de PricewaterhouseCoopers. Pourquoi 3,1 milliards? Bien, c'est simple, ils ont tous les brevets pour une technologie nouvelle à Shawinigan. Ça, ça vaut très cher. Ils ont l'homologation. L'homologation, ça veut dire qu'il y a des sels de très grande qualité. Le sel de lithium, à Shawinigan, a été homologué, a été accepté par les acheteurs potentiels parce que c'est le meilleur sel au monde. Au niveau sel de lithium, c'est le plus pur du monde. Alors, il a une valeur. Pendant temps-là, notre ministre nous disait : Le lithium, ça ne vaut rien aujourd'hui, ça ne vaut rien demain. Bien là, là, vraiment, là, c'est moi, là, qui en perds mon entendement.

Alors, vous voyez, c'est tout ça, le contexte qui fait en sorte qu'on se retrouve aujourd'hui avec un ministre : Ah! bien, oui… Au fond, il admet que l'offre n'est pas bonne. Bien oui, l'offre n'est pas bonne! Nemaska, les membres du conseil d'administration sont malheureux! On le sait bien que ce n'est pas bon! On sait que ce n'est pas le bon partenaire! Mais, tu sais, on n'avait pas autre chose! C'est faux. C'est faux. Il y a des investisseurs sérieux qui sont là depuis trois ans puis qui se font... excusez-moi l'expression québécoise, mais niaiser avec de la bureaucratie, de la non-collaboration, tellement, tellement que Thierry Brutmana dit, là, et puis dans un document écrit qu'il a envoyé, qu'il se sentait discriminé. Il a parlé de discrimination, il a dit : Moi, franchement, il dit, je ne comprends pas comment on peut accueillir comme ça des gens qui veulent investir de bonne foi, qui ont l'expertise, qui ont l'argent, qui ont Mercedes-Benz en arrière d'eux, et puis là on est là puis on nous fait des menaces, on nous met des échéances puis on nous dit que notre offre va tomber.

Pourquoi? Pourquoi? Bien, c'est simple. C'est simple. Parce que le gouvernement, Pierre Fitzgibbon, Investissement Québec, ils ne vont pas dans ce sens-là. Eux autres, ils ne sont pas stupides non plus, ces gens-là. Ils ont dit : Bien, on n'a aucune chance de gagner; le gouvernement, puis Investissement Québec, puis le ministre, ils vont dans le sens de la dissolution de la compagnie. C'est pour ça. On n'a aucune chance de gagner l'offre. Alors, en n'ayant aucune chance de gagner l'offre, ça les a découragés. Et puis cette situation-là est parfaitement connue du ministre Fitzgibbon.

Et, vous savez, moi, je parle constamment avec Thierry Brutman, représentant d'EDDA, et puis Thierry, il dit : Écoute, nous, on est là, on est là, on attend. Bien, j'ai dit : Thierry, écoute, je sais que ça fait quatre fois que tu fais l'offre, là; peux-tu la refaire encore? Monsef, il l'a dit, tantôt, ils l'ont refaite encore. Il y a trois jours, ils ont refait une offre formelle de 300 millions de dollars, documentée. Ils l'ont envoyée à Jacques Mallette, le président du conseil d'administration de Nemaska. Ils l'ont envoyée à Guy Leblanc, qui est le P.D.G. d'Investissement Québec, qui est un ami et partenaire financier, en passant, de Fitzgibbon. Et puis, donc, ils ne peuvent pas dire qu'ils ne l'ont pas reçue. C'est sûr que le ministre Fitzgibbon était au courant. Alors, il s'en va devant... il regarde dans les yeux Gérald Fillion, hier, puis il lui dit : Il n'y a personne qui veut investir.

Il y a quand même des limites. Il y a quand même des limites. Je pense que, là, ça dépasse le cadre normal d'une communication publique. Et je le dis poliment.

Le Modérateur : Merci à tous.

(Fin à 11 h 46)

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